Pour monsieur Paul Biya, ne dure pas au pouvoir qui veut, mais qui intimide, triche, corrompt les consciences et vole les élections

Pour monsieur Paul Biya, ne dure pas au pouvoir qui veut, mais qui intimide, triche, corrompt les consciences et vole les élections

Maintenant que le hold-up de l’élection Présidentielle du 7 octobre dernier au Cameroun est complété par le vieux dictateur Paul Biya, au mépris de la volonté souveraine réellement exprimée par le peuple camerounais qui a choisi plutôt le professeur Maurice Kamto, le régime Biya et ses affidés prônent maintenant l’acceptation du diktat du fait accompli et le passage à autre chose.

Contrastant avec l’escalade verbale tribaliste et haineuse qu’il a volontairement initiée, entretenue et promue durant toute la période électorale, le régime Biya qui se maintient en permanence au pourvoir par la seule force de de l’intimidation, de l’imposture et de la tricherie électorale, appelle maintenant au calme et à l’acceptation passive du «verdict des urnes», tel un voleur qui s’échappe avec son butin et réclame l’apaisement de sa victime.

Ainsi, la nomination fantaisiste, partisane, arbitraire et sans fondement de monsieur Paul Biya au poste de nouveau Président de la République du Cameroun par le Conseil Constitutionnel (CC), l’un des bras séculiers de son régime composée uniquement des membres en règle de son propre parti politique et qu’il a lui-même choisis et nommés, est un affront spectaculaire à la démocratie. Le ridicule se couvre de toute son comble lorsque la démonstration fut faite en mondovision le 16 octobre dernier devant le public mondial et camerounais, que cette nomination de monsieur Biya a été faite sur la base des faux procès-verbaux électoraux fabriqués de toute pièce à cet effet et sans aucun fondement par l’autre jouet du dictateur, Élection-Cameroun (ÉLECAM).

Narguant jadis ses compatriotes comme à son habitude, au sujet de sa longévité décevante au pouvoir (36 ans + 7 ans), monsieur Biya avait déclaré hautainement que «ne dure pas au pouvoir qui veut, mais qui peut» ! En réalité, monsieur Biya n’avait pas dit toute sa vérité.

En effet, aux regards des faits d’armes de monsieur Biya, ne dure pas au pouvoir qui veut, mais qui brade les ressources du pays, corrompt la conscience des parties prenantes de la vie politique nationale, intimide les citoyens, triche à tous les niveaux du processus électoral et vole au final chaque élection, au mépris de la volonté et du choix souverain réellement exprimé par le peuple.

Par conséquent, le mélange de genre savamment orchestré à dessein par les affidés du régime Biya qui consiste à confondre volontairement le Cameroun à son bourreau, le régime mafieux et dictatorial de monsieur Biya, est une imposture de portée monumentale visant à ternir le légitime combat des patriotes camerounais pour le changement et pour la démocratie. Pour ces zélés du régime en place à Yaoundé, combattre la forfaiture du dictateur Biya, c’est combattre le Cameroun! Quelle fourberie! Quelle inversion des rôles!

Dans les faits, le présent combat des patriotes Camerounais si mobilisés tant dans le terroir national que dans la Diaspora contre le Hold-Up électoral de monsieur Biya est un geste noble d’amour et de patriotisme pour le Cameroun et non contre le Cameroun. Au contraire, c’est le vol par monsieur Paul Biya de l’élection du 7 octobre dernier brillamment gagnée par le professeur Maurice Kamto qui ternit outrageusement l’image et l’honneur du Cameroun. Tout patriote camerounais a le devoir de se mettre débout pour défendre le choix souverain du peuple camerounais, c’est-à-dire le Cameroun, et rejeter le régime prébendier, tricheur et dictatorial de monsieur Paul Biya dans la poubelle de l’histoire.

Contrairement au régime prébendier et mafieux de monsieur Biya qui n’est qu’une vulgaire franchise locale de la colonisation française au Cameroun et qui n’est animé d’aucune forme de patriotisme que ce soit, le peuple Camerounais s’est toujours caractérisé par son inlassable quête de sa liberté, de son honneur et de son indépendance véritable. Malheureusement, le peuple Camerounais n’y est jamais parvenu à date, mais n’a pas dit son dernier mot à cet effet. La longue attente et le long combat historique qui se poursuit encore aujourd’hui ne sera pas vain.

Ce long combat traçable du peuple bâillonné du Cameroun, émaillé de plusieurs jalons ne s’est jamais arrêté et ne s’arrêtera pas jusqu’à la victoire définitive de ce peuple débout : Combat de Douala Manga Bell et Martin Paul Samba en 1911-1914, la guerre pour l’indépendance véritable du Cameroun de 1958 à 1970, la lutte perdue pour l’avènement de la démocratie durant les années de braises (1990) , le soulèvement de la jeunesse contre la faim et contre la modification illégale de la constitution par monsieur Biya pour se maintenir de force au pouvoir suivi des massacres subséquents en 2008, la crise Anglophone en cours, la bataille pour des élections honnêtes, transparentes et contre le hold-up électoral en cours. Chaque génération de Camerounais se doit de mettre son épaule à la roue dans cette quête continue de l’émancipation et de l’affranchissement national, jusqu’à la victoire finale et définitive heureusement en vue.

Aussi, la flamme de la résistance contre l’imposture de monsieur Biya et son régime ne doit pas s’éteindre. La mobilisation et résistance pacifique contre le hold-up électoral de monsieur Biya devront se poursuivre, jusqu’au rétablissement de la réalité sortie des urnes le 7 octobre dernier et jusqu’au changement subséquent de régime auquel aspire légitimement le peuple Camerounais.

Afin d’augmenter la pression et les chances de succès des marches pacifiques à l’intérieur du Cameroun, dans chaque ville du pays, toute marche pacifique devra toujours planifier et prévoir plusieurs points de ralliement différents (points de départ de la marche quitte à converger par la suite) et non tabler sur un seul point de départ unique de la marche, comme c’est le cas jusqu’à présent. Ainsi, la soldatesque de monsieur Biya et son régime devront travailler plus fort avant d’étouffer chaque marche dans l’œuf. Les Anglo-Saxons appellent cela augmenter le coût de l’effort du Régime Biya contre chaque marche (to increase the business cost).

Pourtant, une solution simple, évidente et non violente à cette crise post-électorale existe. Le simple recomptage et la confrontation des procès-verbaux (PV) issus de l’élection, par un organe d’arbitrage international indépendant accepté par toutes les parties-prenantes, est une solution transparente et robuste de sortie de cette crise post-électorale. Cet exercice salutaire conventionnel d’arbitrage post-électoral reconnu à travers le monde entier est de nature à conforter et renforcer la légitimité de tout candidat qui revendique la victoire à cette élection, y compris monsieur Biya lui-même. Pourquoi monsieur Biya refuse et s’oppose-t-il à cette vérification de comptage s’il est si sûr d’avoir véritablement gagné l’élection? Quiconque refuse la nécessaire vérification des procès-verbaux pour confirmer sa «victoire» confirme par le fait de son refus, la certitude qu’il a plutôt volé la victoire du vainqueur légitime de l’élection en question. La paix sociale dans notre pays dépend de cet exercice salvateur de recomptage dont le résultat sera accepté par tous et qui rétablira la paix sociale que confère une élection transparente et juste. Telle est la proposition conventionnelle et établie de sortie de la crise post-électorale que nous réitérons.

Notre très haute considération et notre solidarité à tous ceux qui se battent, tant dans le terroir national qu’à travers la Diaspora camerounaise pour la manifestation de la vérité réellement sortie des urnes, pour les libertés démocratiques et pour le changement positif auquel aspire le peuple camerounais.

Nous disons non à cet autre hold-up électoral de trop!

Que vive le Cameroun uni, juste, inclusif, apaisé et maître de son destin.

Michael Fogaing, Porte-parole de Diaspora pour la Modernité-Diaspora for Modernity

N.B.:
Diaspora pour la Modernité est une organisation de la société civile de la Diaspora camerounaise, pour qui l’indépendance des institutions démocratiques les unes des autres est la pierre angulaire de son activisme politique au Cameroun. Elle est basée au Canada

Redigé par: 237 Actu

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