Reconnaissance: Ibrahim Mbombo Njoya plaide pour le "Nguon" à l'Unesco

Reconnaissance: Ibrahim Mbombo Njoya plaide pour le "Nguon" à l'Unesco

Le sultan des Bamoun a réitéré son désir de voir cet événement culturel être inscrit dans le patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La notoriété et la spécificité du ‘’Nguon’’ sont telles qu’il ne devrait pas être mis dans le même panier que les festivals ordinaires. Cet avis du Sultan des Bamoun. SM Ibrahim Mbombo Njoya pense cet événement culturel multiséculaire mérite d’être inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Lors de son discours du trône prononcé samedi 8 décembre dernier en présence de nombre de personnalités dont le représentant régional de l’organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le guide du peuple Bamoun en a profité pour accentuer le plaidoyer engagé depuis quelques années. « Je salue aussi et de manière particulière, la présence de monsieur le représentant régional de l’Unesco à cette édition du Nguon. Il s’agit là d’une présence remarquable au moment où le gouvernement du Cameroun entend postuler auprès de l’Unesco en vue de l’inscription du Nguon au patrimoine immatériel mondial », a-t-il indiqué. « A cet égard, je me permets d’espérer qu’avec le témoignage pertinent du ministre des Arts et de la Culture (Minac) et avec ce que vous vivez sur le terrain monsieur le représentant régional, vous disposez d’un argumentaire solide  pour que le plaidoyer institutionnel connaisse un  aboutissement heureux », a-t-il poursuivi.

 Déjà lors de la cérémonie officielle d’ouverture du Nguon tenue le 7 décembre 2018, Narcisse Mouelle Kombi révélait qu’une équipe d’experts avait été constituée pour porter le dossier du Nguon auprès de l’Unesco. « Depuis sa refondation, le Nguon a enregistré des mutations mélioratives et significatives ont amené le ministère des arts et de la culture a engagé des démarches auprès de l’Unesco en vue de la proposition de l’inscription du Nguon sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, conformément à la convention de Paris du 17 octobre 2003 », a renseigné le Minac. Pour lui, le Nguon dans son déroulement, met en exergue des artistes et artisans qui « ont fécondé l’imaginaire séculaire et la mémoire de l’humanité. Cette humanité qui, depuis le premier souffle de l’homme depuis la nuit des temps, affirme son invincibilité par et grâce la culture que nous célébrons aussi à travers le Nguon », a-t-il insisté.

La présence du représentant régional de l’Unesco lors du Nguon 2018 a été perçue par certains comme un un signe de ce que plaidoyer commence à porter des fruits.  

Redigé par: Gaël Tadj

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