C'était sans doute l'allocution la plus attendue de cette fin d'année. En convalescence au Maroc depuis un mois, le chef d'Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, s'est adressé, à l'occasion de la traditionnelle présentation des vœux du nouvel an, à ses chers compatriotes.

Un peuple en pleine confusion

Sujet à toutes les spéculations et au centre de toutes les préoccupations, l'état de santé du numéro un gabonais, Ali Bongo Ondimba, divise l'opinion publique depuis le 24 octobre 2018; date de son hospitalisation à Riyad, à la suite de son accident cardio cérébral, alors qu'il était en visite en Arabie Saoudite pour assister à la à la conférence des investisseurs. D'abord qualifié de simple fatigue passagère par les communiqués officiels, la gravité de son malaise sera finalement admise après sa première apparition publique le 03 décembre dernier à Rabat. Paralysie partielle, déficit de la parole et déformation du visage, sont les quelques séquelles qui font planer le doute quant à la capacité du successeur d'Omar Bongo à assumer pleinement ses fonctions présidentielles.

L'opposition gabonaise sur le qui vive

En alerte depuis plusieurs mois, et en proie aux rumeurs folles autour de l'état de santé de l'homme fort du Gabon, l'opposition gabonaise n'a cessé de réclamer l'application de certains préceptes constitutionnels, enfin de déterminer si Ali Bongo était capable d'exercer le pouvoir qui lui avait été confié par les gabonais.
« C'est le seul moyen de savoir où en est réellement le chef de l'Etat. Les gens ont le droit de savoir s'il est réellement capable de diriger le Gabon ».
Dixit Alexandre Barro-Chambrier, chef de file du Rassemblement héritage et modernité, qui réclame l'instauration d'une commission médicale qui fera le point sur l'état de santé du président.

Le discours de la vérité

Particulièrement attendue, la présentation des vœux du nouvel an de son S.E Ali Bongo Ondimba n'intéressait guère pour son fond, mais bien pour sa forme. Le moyen de juger de l'évolution de son état de santé et de son aptitude à assumer les devoirs de sa charge. Véritable coup de massue pour ses opposants, le moins que l'on puisse dire est que le chef d'Etat du Gabon se remet peu à peu des stigmates de son violent malaise. On note tout de même, des difficultés motrices au niveau de son bras droit et une certaine hésitation dans la parole. Une sortie qui pourrait rassurer gabonais et gabonaises, et calmer ses détracteurs.

Redigé par: Georges KASSI

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