Annoncé le 31 décembre 2018 au soir, le saillant contre discours du journaliste émérite J. Rémy Ngono, a été prononcé hier, premier jour de l’an, depuis sa page Facebook officielle. Direct particulièrement suivi, il a donné à voir et à entendre l’allocution d’un Africain meurtri par l’incompétence et la mesquinerie des dirigeants de son continent. D’Ali Bongo à Sassou Nguesso, en passant par Touadera, Joseph Kabila et Paul Biya, tous y sont passés. Focus sur le cas du Gabon et du Cameroun.

« A mon tour de faire le contre discours »

A la suite des traditionnelles allocutions des chefs d’Etat africains qu’il qualifie de revenants et dirigeants morts-vivants d’Afrique, le chroniqueur sportif de Radio France International (RFI), J. Rémy Ngono, vraisemblablement choqué par l’imposture des hommes forts de l’Afrique francophone, s’est proposé de faire à son tour, le réelle bilan de l’année 2018, sous le prisme des situations politiques et économiques, assorti de quelques prévisions. Dès les premiers mots de son prologue, la couleur est annoncée ; le journaliste n’y va pas de main morte.

Mourir au pouvoir : ses légumes qui dirigent le Gabon

Troisième épisode de ce qui semble être une constante réécriture de l’histoire du gouvernement gabonais, l’exil médical de son S.E Ali Bongo Ondimba servira de plat d’entrée à ce décryptage. A l’étranger depuis le 24 octobre dernier pour raisons médicales, comme ce fut le cas pour feu son père Omar Bongo Ondimba, et pour feu S.E Léon Mba avant lui, le président gabonais victime d’un AVC, s’est fait analyser de près au cours de son adresse à ses chers compatriotes. Si l’on note une certaine amélioration de son état de santé, il demeure vrai qu’Ali Bongo reste encore largement affaibli.

Pour J. Rémy Ngono, le doute capacitaire qui planait ; quant à son aptitude à diriger le Gabon s’est transformé en évidence :

 "j’ai vu un chef d’Etat époumone, transformé en légume et j’ai eu beaucoup de peine … monsieur Ali Bongo ne mérite plus de diriger le Gabon".

Il trahit au passage les scénarios déjà vus, consistant à occulter le véritable état de santé du numéro un gabonais, jusqu’à la préparation de son successeur.

La momie du Cameroun

Porté disparu depuis les précédentes élections présidentielles, S.E Paul Biya, lors de son discours à la nation, n’a pas laissé indifférent le journalistede 50 ans. Qualifié de momie, il est accusé de hold-up électoral et d’avoir orchestré via son ministre de l’administration territoriale, Atanga Nji, les récentes tueries perpétrées dans le Noun, dans le but de créer une guerre entre les Bamouns et les populations anglophones.

Présenté comme un vieux lion prévaricateur, corrompu, incompétent et scélérat, il est celui qui a fait ; selon J. Rémy Ngono, du Cameroun le poison de la sous-région.

 "Ces gangsters incompétents ont déjà vendu l’Afrique. Ces dictateurs sanguinaires vont tuent comme des animaux".

 

Redigé par: Georges KASSI

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