Cameroun : un journaliste demande à la communauté Bamiléké de bannir et d’humilier Jean de Dieu Momo

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Opinion

Cameroun : un journaliste demande à la communauté Bamiléké de bannir et d’humilier Jean de Dieu Momo

Dans une sortie sur son compte Facebook, Benjamin Zebaze, Directeur de publication du journal Ouest-littoral, a invité le peuple bamiléké à engager des représailles contre le Ministre délégué Jean de Dieu Momo, suite à ses propos qualifiés d’anti-bamilékés et d’antisémites.

LETTRE OUVERTE AMICALE AUX BAMILEKES

Depuis hier soir, la toile est en ébullition après la sortie du ministre délégué à la justice, Jean De dieu Momo, qui s’est livré à une attaque d’une violence inédite, contre la communauté bamiléké.

J’aimerais à chaud, faire remarquer à nos frères bamiléké, qu’ils sont responsables de ce qui leur arrive, à cause de cette propension à « aboyer » sans jamais « mordre ».

Il n’est, bien évidemment, pas question de se préparer à une guerre civile qui ferait de tous les Camerounais, rien que des perdants ; mais d’utiliser les moyens les plus pacifiques possibles, pour qu’un Camerounais, même avec l’esprit brouillé par une surconsommation d’Ondontol, n’ose plus jamais de tels propos contre une communauté.

Quel « fou » dans ce pays, surtout appartenant au gouvernement, pourrait tenir de tels propos contre la communauté musulmane ? Contre la communauté peule ? Contre les chrétiens de l’Extrême Nord ? Contre la communauté anglophone ? Contre d'authentiques Bassa ?

Le problème est que chez nous à l’Ouest, les autorités savent qu’hommes d’affaires, chefs traditionnels, politiciens…seront toujours là pour se plier en deux, quelques soient les injures subies. Surtout prêts à trahir, pour des peccadilles.

- Je le dis et je le répète : je ne suis ni fan de Kamto, ni membre du MRC ; mais je suis prêt à risquer ma vie pour que les 200 personnes (en majorité bamiléké) qui l’accompagnent en prison et lui, recouvrent la liberté. Pour cela, j’ai fait des propositions au MRC et au SDF et j’attends de voir ce qui va en ressortir.

Pendant que nous perdons du temps, comment vivent nos prisonniers politiques ? Qu’est-ce qu’ils mangent ? Qu’est-ce qu’ils boivent ? Quel est leur état de santé ? Ont –ils chacun un avocat ?

Un grand peuple doit pouvoir s’organiser pour régler ce type de problèmes.

- Les autorités savent aussi, que malgré ces insultes, Jean De dieu Momo a toujours des « supporters" à l’Ouest, qui voient en lui, l’homme qui peut leur permettre d’être aussi « en haut ». Il n’y a qu’à voir tous ceux qui se sont bousculés lors de son installation.

- Est-il normal de laisser impunément un homme aussi peu éduqué, ridiculiser ainsi toute une communauté ? On a le choix : soit on lance une fatwa contre lui, soit on agit avec un peu de subtilité.

Sa peau ne valant pas grand-chose, même au marché noir, je propose qu’on utilise contre lui, « la méthode Lazare Kaptué », un autre serviteur zélé de Paul Biya et son Rdpc. Il faut l’abreuver de procès et tout ministre délégué à la justice qu’il est, il ne dormira plus tranquille : c’est une victime de Lazare Kaptué qui vous parle en connaissance de cause.

Bien sûr qu’il y a peu de chance pour qu’il soit condamné aujourd’hui; mais on prendra date avec l’histoire. Et le jour où il ne sera plus ni au gouvernement, ni sous la protection de ce régime satanique, il le paiera cher.

- De plus, il faut le bannir de toutes les manifestations traditionnelles et culturelles dans la Région de l’Ouest. Si le pouvoir nous l’impose, on le laisse seul dans nos cours réservées aux cérémonies.

Sans doute mes méthodes sont stupides et peu efficaces : trouvez en d’autres si nécessaire. Ces insultes doivent cesser et cet affront doit être lavé. Puisque c’est nous qui avons été offensés, nous avons le choix des armes et personne ne peut nous les contester.

De toutes les façons, si ça continue, il ne me restera plus qu’à me réfugier chez ma mère à Edéa, en maudissant ce peuple bamiléké qui se laisse insulter, humilier par le premier venu sans aucune riposte à par l’indignation sur Facebook.

Il est plus que temps d’agir.

Benjamin Zebaze.

Redigé par: Georges KASSI

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