Échos de la journée internationale des droits des femmes: L'alliance franco-camerounaise de Dschang a organisé une fête avant la fête.

Tant à l’Alliance franco-camerounaise que sur la place des fêtes de Dschang, la célébration de la Journée internationale de la femme a été riche en couleurs.

« Alors qu’elle résonnait naguère comme une source de divorce, la fête du 8 mars s’affirme progressivement, telle une journée de réflexion sur la promotion des droits des femmes… » Ainsi, peut-on résumer l’allocution prononcée sur la place des fêtes de Dschang, par Ide Bernadette Fouellifack, lors de la célébration de la trente-quatrième édition de la Journée internationale de la femme.

En ouvrant son propos, madame le quatrième adjoint a dit le privilège inestimable qu’elle a de prendre la parole, au nom de SM Beaudelaire Donfack, maire de la commune de Dschang, pour souhaiter la bienvenue aux hôtes accueillis pour la circonstance.

Citant les avancées réalisées par sa commune en faveur des femmes, elle a observé que le temps réservé à la récolte de l’eau potable a été ramené, à moins d’une demi-heure : « ce qui a conduit le FEICOM à nous décerner le deuxième prix national des bonnes pratiques communales… »

Les femmes ont été invitées à faire acte de candidature, aux joutes électorales à venir.

Pour se mettre en phase avec le thème de l’édition 2019, intitulé "Croisade contre les inégalités de sexes : s’arrimer à la nouvelle impulsion.", Manyi Tessa Annette, présidente du réseau des associations femmes et familles de la Menoua, a invité les femmes à s’inscrire en masse sur les listes électorales, et à se porter candidates aux joutes électorales à venir.

De son côté, Marie Suzanne Bitanga Bebga, premier adjoint préfectoral, a souligné, dans son discours, que : « La célébration de cette journée au Cameroun marque la volonté, de la plus haute autorité de l’Etat à traduire en acte concrets, la nouvelle impulsion donnée par la communauté internationale, à la promotion de l’égalité des sexes et l’avancement des droits de la femme, dans une société tournée vers l’émergence… »

Dans le cadre des activités étoffant la semaine préparatoire de cette Journée, le conseil d’administration de l’Alliance franco-camerounaise de Dschang (AFCD), conduit par son président, Mireille Sobzé Ndoungué, psychologue et enseignante à l’université de Dschang, a organisé une série d’activités sur le site de l’établissement à vocation culturelle et linguistique, le mardi 5 mars précédent.

Tout au long de cette journée très courue du grand public, il y a eu au menu : une exposition-vente des produits de l’artisanat local ; un atelier de formation gratuite, à la transformation et conservation de fruits et légumes ; la prestation d’artistes et groupes de danses patrimoniales, issus de toutes les aires culturelles du pays ; une foire gastronomique libre des mets, caractéristiques toutes les régions administratives.

Au cœur de toutes ces activités, une conférence sur "La symbolique des chants traditionnels chez les femmes au Cameroun." a été donnée au public, par trois personnalités : Dr Marie Kakeu, chargé de cours à la faculté des Lettres et sciences humaines (FLSH), de l’université de Dschang (UDs) ; Tchinda Fometio, doctorante à la FLSH de l’UDs ; Siakep Weyap, écrivain, doctorant en étude comparative à l’université Tor Vergata en Italie.

Livrant ses impressions en fin de journée, le PCA de l’Alliance à salué les jeunes du Centre linguistique CLIRAP, pour avoir chanté l’hymne national en langue yemba, ainsi que tous ceux qui ont sacrifié de leur temps, pour répondre à l’invitation. Puis, elle a remercié avec chaleur leurs époux sans qui, la cérémonie n’aurait pas connu de succès.

Redigé par: Roch Kenfack

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