Cour d'Appel : Un codétenu de Maurice Kamto menacé de bastonnade pour avoir refusé d’être jugé dans un bureau

Cour d'Appel : Un codétenu de Maurice Kamto menacé de bastonnade pour avoir refusé d’être jugé dans un bureau

Affaire MRC : Lire le compte rendu de l'audience en Habeas Corpus de cette journée à la cour d’Appel du Centre, dressé par Olivier Bibou Nissack, porte-parole de Maurice Kamto.

Encore un scandale à la Cour d'Appel ce jour!

L'audience d'Habeas Corpus vient d'offrir l'occasion à la sauvagerie juridique des juges-télécommandés de s'étaler une fois de plus aux yeux du monde.

En effet, les prisonniers politiques sont arrivés à l'audience arborant des maillots aux couleurs de l'équipe nationale du Cameroun, avec marqué dessus "CAN 2019". Avec l'attachement compulsif pour l'arbitraire et la violation des droits qui caractérisent les deux coéquipiers de la Cour d'Appel que sont le juge président et l'Avocat Général, les détenus politiques se sont vus d'abord individuellement et illégalement menacés par le président pour avoir porté un maillot "CAN 2019".

Le même juge leur a demandé qui était leur fournisseur. Cela fait, chaque prisonnier est entré dans le bureau du juge pour demander à être jugé en audience publique. Cette revendication légitime et légale va leur valoir à chaque fois des menaces du duo de choc "antidroit" juge-Avocat Général.

Le cas le plus choquant sera celui du sieur IFUBE qui s'est vu expressément menacé de bastonnade par l'Avocat Général. Ce dernier allant jusqu'à bloquer l'accès du bureau d'audience. Sans la vigilance de la défense (Me Ntchale), ayant pu extirper sieur IFUBE, l'Avocat Général serait passé au sauvage et illégal acte.

L'on comprend mieux le sens des audiences à huis clos, car il faut que les violations et la barbarie primitive qu'y subissent les prisonniers politiques restent secrètes. Suite à cet incident gravissime, les prisonniers politiques restants ont pris la décision de ne plus entrer dans l'espace de non-droit que constituait pour eux le bureau du juge acceuillant cette toromachie ''antidroit'' conduite par l'Avocat Général sur des prévenus politiques traités en taureaux voués à l'abattoir juridique.

L'on peut ici se demander si les miasmes d'un ''tramol juridique'' ne font pas sentir leurs effets psychédéliques sur le comportement de certains magistrats de la Cour d'Appel? 

Redigé par: Yann Vlad Atanga

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