[Droit de réponse] : Un étudiant en journalisme prend la défense de Denis Nkwebo et tire sur Ernest Obama

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[Droit de réponse] : Un étudiant en journalisme prend la défense de Denis Nkwebo et tire sur Ernest Obama

La sortie de cet étudiant en journalisme fait suite aux déclarations d’Ernest Obama contre le président du Syndicat National des journalistes du Cameroun (SNJC), Dénis Nkwebo, c’était lundi dernier au cours de l’émission Tour D’Horizon.

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Certains messieurs reconnus comme propagateurs de la « haine tribale » au Cameroun se sont fait une forte mauvaise réputation sur les réseaux sociaux en ce début de semaine, après avoir verbalement attaqué le journaliste Denis Nkwebo dans leur chaîne de télévision.

Selon l’un d’eux, il est une « personne vraiment bizarre … qu’on a jamais vu dans un bon costume et une belle cravate » et à l’autre de renchérir que « si on demande aux étudiants de Journalisme au Cameroun à savoir qui est Denis Nkwebo, ils ne le connaîtront pas ».

Ces propos sont une insulte à l’endroit des étudiants de Journalisme car ces derniers mettent en doute leur culture générale.

Denis Nkwebo est non seulement un modèle pour ces étudiants, mais aussi et surtout une référence et leur enseignant. C’est une belle plume, qui dans ses écrits et ses prises de paroles, utilise toujours un Français ou Anglais simple (car étant parfaitement bilingue), compréhensible par tous et non des termes sophistiqués et ampoulés que vous, journalistes en « costume-cravates » placez chaque jour par snobisme dans les phrases que vous employez. Vous dites que c’est un « homme qui n’est pas cohérent ».

Au final, vous vous moquez de vous-même. « Je ne connais pas ce monsieur » a lancé l’un de vous dans ses propos liminaires dans l’extrait de la vidéo qui fait actuellement le tour de la toile. Comment peut-on parler d’un homme qu’on ne connaît pas ? Soit vous jouez à l’ignorance, soit vous n’avez pas préparé votre émission et c’est une faute grave pour un journaliste et c’est le reflet d’un journaliste en « costume-cravate », surtout que son nom figurait dans le thème du jour de ce programme sans tête ni queue.

Pour votre culture générale, Denis Nkwebo est né le 30 Juin 1971 à Katio dans le département du Ndé. Il a obtenu le CEPE en 1983 a l’Ecole Publique de Katio et le BEPC en 1989 au CES de Bazou. Après l’obtention du Baccalauréat en 1992 à Yaoundé, il va s’inscrire en Histoire / Géographie à l’Université de Yaoundé. Il a d’ailleurs participé à la contestation du FEL (Fond des Etudiants Lésés) qui a donné lieu au démantèlement de l’ancienne Université de Yaoundé en six (Yaoundé II, Buéa, Douala, Dschang, Ngaoundéré).

En 1994, il pose ses valises à l’Ecole de Journalisme de Lagos au Nigéria voisin. Il sortira deux années plus tard avec un diplôme de journaliste. Cette icône a déjà obtenu six prix pour son travail du terrain (meilleur reporter de presse écrite, deux prix de meilleures enquêtes, deux prix de meilleurs reportages : sur Boko-Haram et le piratage maritime.) Et ces prix ne lui sont pas décernés par ses employeurs mais par des organismes connus et réputés. Ils ne lui sont pas décernés non plus parce qu’il défend les lobbies ou pavane en costume-cravate dans les hôtels en couvrant des conférences de presse pour faire des comptes-rendus mais parce qu’il va chercher l’information qui intéresse le public.

En ce qui concerne sa vie politique, le rédacteur en chef adjoint de Le Jour est depuis 2002 membre du MANIDEM, parti qu’il a découvert en 1997 lors d’un reportage. Il n’a pas intégré cette formation politique par suivisme moutonnier, mais parce qu’elle « incarne les valeurs upécistes » avait-il souligné dans une interview accordée à Amphi Hebdo (Journal mural de l’IUG). Je pense qu’avec ces informations, vous serez mieux outillés pour parler de lui la prochaine fois, car on ne parle que des hommes intègres et Denis Nkwebo en est un.

Vous dites qu’un journaliste doit être neutre, je ne pense pas que vous êtes mieux placés pour faire cette leçon à qui que ce soit. Vous qui portez atteinte aux vies privées des gens (cas Vincent Sosthène Fouda) vous qui diffusez de fausses informations (cas de la fake news sur la mort du président Gabonais), vous qui attisez la haine tribale, vous qui méprisez la relation de confraternité …

Vos références sur Google renvoient toujours aux dérives. Je vous suggère chers ainés journalistes en « costume-cravates » de balayer votre propre cour avant de vous intéresser à celle du voisin. Et si un jour on vous parle du ‘‘professionnalisme en journalisme’’, pensez à Denis Nkwebo.

In fine, ce n’est pas en arborant un costume-cravate qu’on devient forcement bon journaliste ; d’ailleurs ça ne me surprend pas quand cela vienne d’un homme qui a soutenu mordicus en mondovision que le VIH/SIDA se transmet par la sueur. Comme le disait Wilfried Claude Ekanga, « la cravate ne rend pas intelligent ».

La preuve : ce groupe de presse des journalistes en costume-cravate est devenu comme un hôpital psychiatrique et sa chaîne de télévision est le pavillon ‘‘Urgences’’.

Redigé par: Eric Adjouda.

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