Joseph Dion Ngute au Sud-ouest: « C'est l'heure de la paix. Trop c'est trop, asseyons-nous à la table du dialogue »

Joseph Dion Ngute au Sud-ouest: « C'est l'heure de la paix. Trop c'est trop, asseyons-nous à la table du dialogue »

Joseph Dion Ngute est arrivé hier mardi à Buea, capitale de la région du Sud-ouest.

Le Premier ministre a réaffirmé ici la volonté du gouvernement de dialoguer afin d’endiguer la crise sécuritaire qui fragilise les régions anglophones du Cameroun. Autorités locales, notables, responsables d’ONG locales, leaders d’opinion, …. Toutes les forces vives se sont déplacées en masse pour constituer le comité d’accueil à Buea, du Premier ministre Joseph Dion Ngute accompagné de Paul Atanga Ndji, ministre de l’Administration territoriale.

Face à ce beau monde, Joseph Dion Ngute a invité la population à la table du dialogue et de la réconciliation au nom du président Paul Biya. Il a appelé les hommes armés à respecter «l’amnistie virtuelle» du président, à baisser les bras et à se réinsérer dans la société. «Unissons-nous pour la paix. Le Cameroun est plus grand que nos différences. Arrêter la violence. Asseyons-nous et ouvrons un dialogue constructif. Oh mon peuple, lève-toi! C'est l'heure de la paix. Plus de violence. Trop c'est trop. Je viens au nom du président Paul Biya pour vous inviter à la table du dialogue et de la réconciliation », a déclaré le Premier ministre.

Ce séjour qui durera quatre jours, intervient 24 heures après le périple qui l’a conduit samedi à Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest, Joseph Dion Ngute était egalement porteur  d’un message du président Biya. Un message qui se résume par la disposition de l’homme fort de Yaoundé à entamer le dialogue avec les populations des zones anglophones.

Ces zones, qui sont depuis 2016, le théâtre d’un conflit armé entre les forces de sécurité régulières et les séparatistes anglophones. Lesquels réclament la création d’un État indépendant appelé Ambazonie. Mais, d’après des sources proches, bien que Yaoundé soit prêt au dialogue pour une sortie de crise, il ne sera pas question d’aborder la question relative à la sécession. Autrement dit, le Cameroun devrait rester un et indivisible.

Redigé par: Eric Adjouda.

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