Pour Messanga Nyamding, Amougou Belinga n’a rien à faire en prison

Messanga Nyamdong pense Amougou Belinga victime d’une procédure injuste.

Invité ce 7 septembre 2025 sur le plateau de l’émission Club d’élites sur Vision 4, le Pr Charlemagne Messanga Nyamding a pointé du doigt ce qu’il considère comme trois problèmes de droit dans la conduite de cette procédure judiciaire.

Pour le Pr Messanga Nyamding, l’affaire Martinez Zogo met en lumière un dysfonctionnement dans la chaîne judiciaire.

« Lorsqu’il y a un crime, il y a trois étapes : l’enquête préliminaire, l’inculpation et l’accusation. Dans cette affaire, certaines personnes ont été arrêtées et détenues dès la première étape. D’autres ont été mises en examen dans des conditions parfois brutales. Mais ce qui surprend, c’est qu’à l’étape de l’accusation, on retrouve de nouveaux acteurs qui n’étaient pas présents au départ », a-t-il expliqué.

«À partir du moment où ces personnes n’ont pas connu ne serait-ce que l’étape de la mise en examen, et qu’elles se retrouvent en accusation, cela veut dire qu’on est en face de contrastes », a-t-il martelé, laissant entendre que la procédure pourrait être entachée d’irrégularités.

La défense d’Amougou Belinga au cœur du débat

Partisan de l’innocence de l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga, le Pr Messanga Nyamding estime que ce dernier n’a pas sa place en prison dans le cadre de cette affaire. Sa position rejoint celle de plusieurs autres observateurs, dont l’économiste Dieudonné Essomba.

Ce dernier a également réagi, soulignant que le récit de l’assassinat de Martinez Zogo tel qu’il a été présenté ne prouve pas l’implication du patron du Groupe L’Anecdote :

«Lorsqu’on arrête Amougou Belinga et qu’on voit ce qui se disait, on avait l’impression qu’il y avait quelqu’un qui filmait les évènements et qui montrait comment Sa Majesté avait tué Martinez Zogo. Pour un homme d’affaires de cette importance, quand un pays fonctionne bien, on y va avec douceur. Mais on l’a interpellé soit comme un voyou, soit comme quelqu’un contre qui on avait des preuves accablantes », a-t-il déclaré.

 

 

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