Issa Tchiroma a adressé une lettre à Cavayé Yéguié Djibril, dans laquelle il dénonce l’échec des élites du Septentrion face au « délabrement généralisé » de la région.
Le candidat à la présidentielle d’octobre prochain exprime sa douleur devant la pauvreté persistante malgré les ressources abondantes et l’assistance étrangère dont dépend l’économie.
Issa Tchiroma tend la main aux opérateurs économiques de l’Ouest, espérant une coopération pour sortir le Grand Nord du cauchemar économique et restaurer la souveraineté perdue.
Extrait :
«Majesté Cavayé Yéguié, Président de l’Assemblée
nationale du Cameroun, et le plus illustre des fils du
Septentrion, qui détiennent une parcelle de pouvoir qui entre en ligne de compte lors de la répartition des tâches et fonctions visant à établir des équilibres régionaux.
Monsieur le Président, c’est une piqûre de conscience lancinante, devenue pratiquement un cauchemar dans mon esprit, qui me pousse d’aller vers vous et faire de vous un exutoire qui pourra soulager ma peine. Oui, Monsieur le Président, je suis bouleversé, peiné et chagriné, à la veille d’une consultation électorale capitale, de constater le délabrement généralisé du Septentrion, délabrement qui constitue une accusation et une condamnation de toutes nos populations qui se sentent abandonnées, trahies, par tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont la lourde responsabilité d’être
protecteurs, gages et garants de la portion de la richesse ou/et de la souveraineté qui serait revenue à chaque citoyen.
Très honorable Président de l’Assemblée nationale, ma conscience se rebelle à l’idée que nous sommes pauvres, que la survie de notre économie dépend de l’assistance financière que nous offrent nos partenaires techniques et financiers alors que nous disposons de ressources naturelles abondantes, variées et qui d’ailleurs font l’objet d’une convoitise soutenue.
Je caresse l’espoir que la région de l’Ouest, avec une population industrieuse, entreprenante, audacieuse, rompue dans les affaires, accepte de faire la courte échelle, tendre les bras aux opérateurs économiques qui en sentent la nécessité et le besoin pour que le cauchemar économique actuel dans lequel nous nous trouvons cède la place à un devoir, à une mission de reconquête de notre souveraineté économique perdue.»





