Le super chef de terre menace de sanctions les fauteurs de trouble.
À moins de trois mois de l’élection présidentielle prévue le 12 octobre 2025, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, sort le muscle. Lors de la cérémonie d’ouverture de la conférence semestrielle des gouverneurs de région, tenue ce mercredi 16 juillet à Yaoundé, le patron de la territoriale a mis en garde tous ceux qui tenteront de troubler l’ordre public avant, pendant ou après le scrutin.
Réunis à l’hôtel de ville de Yaoundé, les dix gouverneurs du pays et les responsables des forces de sécurité ont échangé autour du thème : « Le défi du maintien de l’ordre en période électorale : pour un scrutin présidentiel crédible, transparent et apaisé ». À cette occasion, Paul Atanga Nji a clairement indiqué que tout acte de provocation ou de désobéissance serait fermement réprimé.
Dans la foulée, le ministre a annoncé le renforcement des dispositifs sécuritaires sur l’ensemble du territoire. Des effectifs de police et de gendarmerie supplémentaires ont déjà été déployés dans certaines régions pour anticiper d’éventuelles tensions.
«Le Cameroun a tenu debout en 1992, lors de la première élection pluraliste, alors que l’opposition était à 4% de remporter la présidentielle. Il tiendra aussi en 2025 », a martelé Paul Atanga Nji. Le membre du gouvernement au ton martial a insisté sur le fait que « les discours de haine, le tribalisme, l’apologie du terrorisme et les appels au désordre seront sévèrement sanctionnés ».
Dans son adresse, le ministre n’a pas manqué de lancer une pique au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Il a rappelé que ce parti, absent des législatives et municipales de février 2025, ne dispose pas d’élus pour parrainer une éventuelle candidature à la présidentielle. Seule option restante pour le MRC : rassembler les 300 parrainages exigés par la loi.



