Les chefs traditionnels appellent au calme et à la préservation de la paix nationale.
Au lendemain du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025, le Conseil national des chefs traditionnels du Cameroun (CNCTC) appelle à la retenue et à la préservation de la paix nationale. Dans une déclaration rendue publique ce week-end, les gardiens de la tradition réaffirment leur « ferme et constant engagement pour le maintien de la paix et de l’unité nationale » et dénoncent « avec force tous propos incitant au non-respect de la réglementation électorale et au trouble à l’ordre public ».
Le CNCTC estime que le scrutin s’est déroulé normalement grâce à « une bonne organisation conduite par Elections Cameroon (ELECAM) ». Les chefs traditionnels soulignent que les observateurs accrédités, notamment ceux de l’Union africaine et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, ont salué un processus électoral mené dans un climat « apaisé et transparent ».
Toutefois, le Conseil dit s’inquiéter des déclarations prématurées de victoire et des publications sur les réseaux sociaux ayant provoqué des manifestations et des troubles dans certaines localités. Selon le communiqué, ces agissements, fondés sur des « soupçons de toutes natures », visent à « pousser une frange de la population surchauffée dans les rues et à mettre le Cameroun à feu et à sang ».
Face à cette situation, les chefs traditionnels appellent à la responsabilité des candidats, des formations politiques, des citoyens, des médias et des utilisateurs des plateformes numériques. Ils rappellent que, conformément à la loi, seul le Conseil constitutionnel est habilité à proclamer les résultats officiels de l’élection présidentielle.
Le CNCTC invite ainsi les candidats à la « réserve et à la retenue » jusqu’à la proclamation définitive des résultats, et exhorte la population à « la maturité » et à « la vigilance face aux incitations au désordre ». Les chefs demandent enfin aux Camerounais de « garder leur calme, de vaquer à leurs occupations et de faire confiance aux institutions républicaines ».
Cette sortie s’ajoute à plusieurs appels au calme lancés depuis la fermeture des bureaux de vote. Alors que des tensions postélectorales ont éclaté dans certaines villes, le Conseil constitutionnel dispose jusqu’au 26 octobre, conformément au Code électoral, pour proclamer les résultats définitifs du scrutin.





