Le Cabinet civil de la Présidence de la République prépare l’investiture de Paul Biya, apprend-on.
Alors que la victoire de Paul Biya à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 a été confirmée par le Conseil constitutionnel, les préparatifs de son investiture s’accélèrent à Etoudi. Une réunion d’urgence est convoquée ce mardi 4 novembre 2025 à 12 heures, au palais de l’unité, sous la présidence de Samuel Mvondo Ayolo, ministre directeur du Cabinet civil de la Présidence de la République.
Selon le message fax transmis aux différents responsables concernés, cette rencontre « porte sur la préparation de la prestation de serment du chef de l’État ». Plusieurs membres du gouvernement sont conviés à cette séance stratégique, parmi lesquels le ministre d’État, ministre de la Justice garde des Sceaux, le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, le ministre des Relations extérieures, celui de l’Administration territoriale, des Finances, de la Communication, ainsi que le secrétaire général du RDPC, parti au pouvoir.
Une investiture dans les délais légaux
Conformément à l’article 140 du Code électoral, la cérémonie d’investiture du président élu doit se tenir dans un délai maximum de quinze jours suivant la proclamation officielle des résultats. Ceux-ci ayant été rendus publics le 27 octobre 2025, la prestation de serment devra donc avoir lieu au plus tard le 9 novembre 2025.
Si la date n’a pas encore été officiellement annoncée, plusieurs sources proches du sérail laissent entendre que la cérémonie pourrait se tenir le jeudi 6 novembre 2025, soit le jour marquant le 43ᵉ anniversaire de l’accession de Paul Biya au pouvoir, le 6 novembre 1982. Une coïncidence hautement symbolique pour le chef de l’État, qui entamerait ainsi son 8ᵉ mandat à la tête du Cameroun.
Un cadre exceptionnel pour un moment symbolique
Autre nouveauté pressentie : contrairement à 2018, la prestation de serment ne se tiendrait pas à l’Assemblée nationale, mais au Palais des Congrès de Yaoundé, devant le Parlement réuni en congrès. Ce choix, selon plusieurs analystes, viserait à donner un cadre plus solennel et plus maîtrisé à un événement attendu, dans un contexte politique tendu marqué par la contestation d’une partie de l’opposition.






