Candidat déclaré à la présidentielle de 2025 sous la bannière du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), Maurice Kamto fait face à une vive contestation au Conseil constitutionnel. Au cours de l’audience du 4 août, le candidat investi par Anicet Ekane n’a pas pu présenter sa carte de militant, pourtant exigée par les juges.
Plus encore, l’ancien président du MRC n’a fourni aucune preuve de sa démission formelle de ce parti, comme l’exige pourtant la loi N° 90/056 relative aux partis politiques. Un double manquement que ses adversaires exploitent pour fragiliser sa candidature.
Les représentants du Ministère de l’administration territoriale (Minat) ont renforcé la pression, en affirmant que Dieudonné Yebga est le président légalement reconnu du Manidem. Une affirmation étayée par une correspondance officielle du Minat versée au dossier par les conseils de Yebga.
Pour sa part, Anicet Ekane, qui conteste cette version, maintient que Dieudonné Yebga a été exclu du parti, et que les textes du Manidem ont été modifiés pour acter ce changement. Reste à savoir si le Conseil constitutionnel tranchera en faveur de Kamto, dont la candidature semble de plus en plus menacée.





