L’arrestation d’Aboubakar Ousmane Mey, membre influent de l’équipe de campagne de Bello Bouba Maïgari, continue de susciter une vague d’indignation. Interpellé le 6 octobre 2025 à Garoua, le cadre de l’Union nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) est accusé, selon un communiqué du préfet de la Bénoué, « d’appel à la violence et de déstabilisation de la ville ».
Mais pour l’opposition, cette version ne tient pas : plusieurs leaders politiques dénoncent une manœuvre d’intimidation à quelques jours du scrutin présidentiel du 12 octobre.
Mamadou Mota (MRC) : “Une violation manifeste des lois
Le président national par intérim du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Mamadou Mota, dénonce une arrestation « arbitraire et injustifiée ».
Selon lui, Aboubakar Mey « n’a commis aucun acte susceptible de troubler l’ordre public » et son engagement « se limite au cadre légal de la compétition démocratique ».
Mota parle d’une « utilisation abusive de l’appareil administratif et sécuritaire » et exige la libération immédiate du militant, ainsi qu’une clarification des motifs de son arrestation.
Issa Tchiroma Bakary (FSNC) : “Des pratiques contraires à l’esprit démocratique”
Le candidat du Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC), Issa Tchiroma Bakary, condamne lui aussi « des actes d’intimidation et des arrestations arbitraires ».
Il appelle le pouvoir en place à « faire preuve de retenue et de responsabilité », tout en assurant que « rien ni personne ne pourra empêcher le vent du changement qui souffle déjà sur la nation ».
Bello Bouba Maïgari (UNDP) : appel à l’apaisement
De son côté, Bello Bouba Maïgari, président-candidat de l’UNDP, adopte un ton plus mesuré.
Dans une déclaration, il a appelé à la sérénité et au respect des droits fondamentaux :
« L’UNDP reste déterminée à poursuivre son combat pour une démocratie apaisée, inclusive et





