Présidentielle : Vincent Sosthène Fouda s’interroge

Dans cette communication, l’universitaire et homme politique estime que les résultats issus de l’élection présidentielle du 12 octobre dernier, ne seront pas légitimes et ne méritent aucune reconnaissance du fait des tripatouillages et de la fraude.
Déclaration du MCPSD face à la crise politique et institutionnelle au Cameroun
Par Vincent-Sosthène Fouda, Président du MCPSD

Yaoundé, octobre 2025

Le Cameroun traverse une phase critique de son histoire politique. L’élection présidentielle du 12 octobre 2025, loin d’apaiser les tensions, a révélé l’ampleur de la fracture entre le peuple souverain et les institutions censées garantir sa volonté. Le MCPSD, fidèle à ses principes de justice, de vérité et de démocratie sociale, tient à exprimer sa position avec clarté et responsabilité.

  1. Une élection sans légitimité ne saurait fonder un avenir commun
    Le scrutin présidentiel s’est déroulé dans un climat de défiance, d’opacité et de marchandage. Les multiples irrégularités constatées, les entraves à la liberté d’expression, les intimidations contre les opposants et les citoyens engagés, ainsi que l’absence de transparence dans la centralisation des résultats, entachent gravement la crédibilité du processus électoral. Le MCPSD ne saurait reconnaître une victoire issue de la manipulation et du mépris de la souveraineté populaire.
  2. Le Cameroun a besoin d’un sursaut démocratique, pas d’un simulacre de continuité.
    La tentative de perpétuer un pouvoir usé, déconnecté des réalités sociales et incapable de répondre aux aspirations de la jeunesse, est une impasse historique. Le Cameroun ne peut plus être gouverné par la peur, la ruse et la confiscation. Il est temps de tourner la page du régime de l’immobilisme et d’ouvrir une ère de refondation démocratique.
  3. Appel à une transition politique inclusive et pacifique.
    Le MCPSD appelle à la mise en place d’une transition politique encadrée, fondée sur :
    – La reconnaissance de la crise de légitimité institutionnelle ;
    – L’organisation d’un dialogue national souverain, avec toutes les forces vives de la nation, y compris la diaspora, les mouvements citoyens, les autorités traditionnelles et religieuses ;
    – La mise en place d’un gouvernement de transition chargé de réformer en profondeur le système électoral, de garantir les libertés fondamentales et de préparer de nouvelles élections crédibles.
  4. Responsabilité historique des élites et des forces sociales
    Nous en appelons à la conscience des élites politiques, religieuses, intellectuelles et économiques. Le silence complice ou la neutralité prudente ne sont plus tenables. L’histoire jugera sévèrement ceux qui, par calcul ou lâcheté, auront laissé sombrer la nation. Le moment est venu de choisir : la vérité ou le mensonge, la justice ou l’arbitraire, la vie ou la décomposition.

Le MCPSD réaffirme son engagement pour un Cameroun réconcilié avec lui-même, où la politique redevient un service, la parole un acte de vérité, et la démocratie une promesse tenue.

Pour le MCPSD,
Pr. Vincent-Sosthène Fouda
Président national.

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