L’ancien ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative exprime son exaspération à travers cette tribune et ne comprend pas le niveau de bassesse auquel certains camerounais sont arrivés avec cette question qui, pour lui n’a pas lieu d’être.
« Je suis avec une attention soutenue et avec inquiétude le débat politique sur le tribalisme. Affirmer avec une certaine fierté sa tribalité n’est pas mauvais en soi. Mais le repli identitaire fondé sur le rejet de l’autre est un danger pour la stabilité de la nation. C’est ce que je considère comme une escroquerie des hommes politiques.
Je suis séduit par la dimension intellectuelle des camerounais en général et la sagacité des analyses de ceux qui ont choisi de s’intéresser à cette problématique (le tribalisme).
Seduis, oui mais en réalité perplexe. Comment peut-on avoir autant d’intelligences et être incapables de construire le vivre ensemble ?
Comment des intellectuels de haut vol et les grands hommes politiques ne peuvent-t ’ils pas, au-delà des chapelles politiques, développer des synergies d’action pour un Cameroun qui gagne ? Un Cameroun qui sécurise l’avenir de nos enfants ?
Mieux vaut tard que jamais. Je pense que le moment est venu de tourner le dos définitivement à la politique politicienne, qui profite à quelques-uns, qui divise, qui légitime le rejet de l’autre, pour mettre en place des politiques de développement économique, social et culturel.
La débauche d’énergie sur des questions périphériques alors même que la réalité devrait nous interpeller ou nous interpelle sur les problèmes basiques sans solutions , pourrait donner l’impression que le Cameroun va s’arrêter avec nous !
J’ai eu l’occasion de dire que une élection bien organisée, bien encadrée par les dispositions légales et réglementaires, est un choix entre un bilan et un projet ou programme politique.
Et ce choix là se fait dans le secret de l’isoloir. Le griotisme n’est pas toujours le reflet de l’âme.
Au delà des candidatures connues, les électeurs devraient se concentrer davantage sur le Cameroun que nous voulons demain.
Le président de la République, son excellence Paul Biya, a mis en place une commission du bilinguisme, du multiculturalisme et…du VIVRE ENSEMBLE.
La cohésion sociale est le gage d’un état qui veut se développer dans la stabilité.
Soyons donc de vrais acteurs de développement, des apôtres de la paix dans nos convictions et dans nos choix politiques.
Ange Michel Angouing
Magistrat hors hiérarchie
Ancien ministre
Conseiller technique MINJUSTICE
NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale de 237actu.com.





