Photo de famille entre quelques personnalités

Environ quatre mois après sa réélection, à la tête de l’exécutif municipal de Fokoué, Adrienne Paule Demenou Tapamo a organisé une conférence de presse. A cette occasion, elle a présenté le bilan de son exécutif aux populations, à travers les conseillers et élites présentes.

«Je ne suis pas dans l’habitude d’ouvrir mon intimité en public. Mais, pour donner satisfaction aux citoyens qui attendent une réponse à votre question, je me trouve dans l'obligation de parler de ma vie privée. A la vérité, je suis d’abord bien chez moi, à la maison !

Je suis bien entourée et bien encadrée. Vous ne pouvez pas vous occuper des populations d’une commune, si vous êtes déstabilisés par une succession de nuits blanches, dans votre vie de mère, à cause des enfants ou du chef de famille… »

Voilà les raisons par lesquelles Adrienne Paule Demenou Tapamo, maire, a expliqué le secret du succès régulier de ses initiatives communautaires, au gouvernail de la de la commune de Fokoué, dont elle dirige l’exécutif.

C’était en matinée du vendredi 17 juillet 2020, en guise de réponse à une question posée par un confrère, durant la conférence de presse qu’elle a organisée en sa mairie, pour se plier à l’exercice de compte-rendu, aux populations dont elle a la quête du bien-être en charge, après cent jours d’exercice du pouvoir.

Et avant de se livrer à cet exercice de reddition des comptes, elle a pris appui, dans son mot préliminaire, sur le niveau de mobilisation qui a servi de réponse, à son appel à la lutte contre la pandémie au nouveau coronavirus, pour dire toute l’assurance qu’elle a en la disponibilité des populations, des élites intérieures et des enfants de la diaspora, tous domaines d’activités confondus, « à donner du leur pour la réussite de la commune toute entière… »

En guise d’illustration, elle a cité : les campagnes de sensibilisation organisées, dans les marchés et autres places de forte concentration humaine, dans les groupements de la commune, avec le concours technique des étudiants mis à leur disposition, par la faculté de Médecine de l’université de Dschang ; la formation des habitants à la fabrication des solutions hydro-alcooliques et des masques.

Naturellement, la commune n’a pas oublié d’offrir sur son passage, ici et là : des kits de lavage des mains, des masques de protection, du savon, des boîtes de gel hydro-alcoolique… L’exécutif municipal a aussi assuré la désinfection des écoles, avant la récente reprise des classes.

Et comme résultats tangibles, Adrienne Demenou a été affirmative : « Nous n’avons noté aucun mort jusqu’à présent, pour cause de COVID-19. Signe que les citoyens ont appliqué les mesures-barrières édictées. Mais, ce succès est dû aussi à la générosité des partenaires, qui font confiance à notre mandature.

» On peut citer dans le désordre : la diaspora ; la Pasta ; la Fondation du cœur ; des élites de Fomopia, de Fotomena, de Fontsa… Sans fausse modestie, je peux soutenir qu’aucune commune dans la Menoua n’en a reçu, autant que nous à Fokoué, dans cette lutte… »

Du compost enrichi en azote viendra bientôt, pour soutenir les efforts des femmes sur qui repose l’essentiel du poids des familles.

S’appesantissant sur les chutes qui jalonnent son territoire, madame le maire a présenté la maîtrise de l’hydro-électricité comme « La priorité des priorités, sur laquelle la "Mandature de l’élévation" fonde tous les espoirs de décollage, de notre développement.

» Grâce à la production d’énergie hydro-électrique, dont des études d’avant-projet ont attesté de la rentabilité, nous comptons densifier l’activité des artisans et des agriculteurs locaux. Ainsi, on pourra à terme : attirer l’implantation de petites unités de transformation, dans nos villages ; densifier le tissu commercial ; améliorer la fréquence de la déserte de Fokoué, par automobiles, pour à terme booster le confort de vie culturelle, sociale et économique dans nos différents terroirs… »

Presque certaine de la mise en œuvre de ce projet, elle a invité « les élites à prendre des parts d’actions, dans la société d’économie mixte qui sera bientôt créée… » Car, ce projet compte au nombre des trois que le FEICOM, Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal, a sélectionné dans la région de l’Ouest.

Sur le plan de la mobilité des Hommes et des biens entre les terroirs, le premier magistrat municipal a réaffirmé sa détermination, à continuer « de densifier le réseau routier, à travers l’ouverture des routes de désenclavement des bassins agricoles, tout en veillant à l’entretien des voies existantes, pour fluidifier les déplacements.

» Parallèlement à ces travaux, nous œuvrons dans la continuité des actions de lobbying initiées, par nos aînés d’hier et d’aujourd’hui, en quête du financement nécessaire au bitumage de l’axe Dschang-Fokoué-Fomopia. Mais, sur financement "Fonds routier-2020", le reprofilage de ce même axe est déjà acquis, presque… »

Face à la problématique jeune, Adrienne Demenou a dit travailler avec un effectif composé de vingt-deux collaborateurs, essentiellement jeunes. Et là où elle a trouvé quelques personnes du troisième âge, qui se tournaient les pouces à longueur de journée, elle a exprimé sa fierté de compter aujourd’hui des techniciens, de compétences variées, dont les profils vont du baccalauréat au doctorat PHD.

A côté de ce qu’elle a fait lors de son premier mandat, pour améliorer la santé des populations, à travers le renforcement de l’accès à l’eau potable, et de l’assainissement du cadre de vie, l’oratrice du jour a parlé de son action en cours, d’autonomisation énergétique des centres de santé, grâce au solaire.

Pour terminer, elle s’est projetée sur le projet en cours d’implémentation, de gestion des déchets liquides ménagers, dans le cadre du fonctionnement du Syndicat des communes de la Menoua, SYCOME. Grâce à ce projet géré à l’échelle du département, elle compte se tourner vers les femmes avec sourire.

Et le soutien à venir se fera sous forme de fourniture de compost, enrichi en azote. Or, quand l’on sait que cet amendement organique du sol augmente les rendements, en qualité et en quantité, l’on imagine aisément l’impact à imprimer dans la vie de ces mamans qui, en milieu rural surtout, s’organisent en associations pour supporter l’essentiel du poids de leurs familles, seules, sans jamais se plaindre presque.

Redigé par: Roch Kenfack

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