Renverser le régime Biya : Pour le Dr Fridolin Nke, la « coalition » ne peut pas aboutir, il faut passer par une « insurrection »

Dr Fridolin Nke

Le Dr Fridolin Nke pense plutôt qu’il faut envisager une insurrection pour mettre à mal le régime en place.

Plusieurs partis politiques d’opposition dont le SDF, le MRC, le PCRN, le MP, l’UMS et l’UDC viennent de se mettre ensemble en vue de réclamer la mise en place d’un système électoral consensuel.

L’opposition camerounaise dit avoir décidé de taire ses querelles pour travailler dans un cadre républicain inclusif avec toutes les parties prenantes du jeu démocratique.

Dans la déclaration finale qui a fait le tour des réseaux sociaux, l’on a pu voir les signataires, tous des figures bien connues de l’opposition camerounaises, notamment Maurice Kamto du MRC, Joshua Osih du SDF, Cabral Libii du PCRN, Hilaire Zipang du MP, Pierre Kuemo, de l’UMS, ou encore Tomaino Ndam Nyoya de l’UDC.

Aussitôt mise en place, cette plate-forme de l’opposition est déjà sous le feu de critique. Pour le Dr Fidolin Nke, c’est une vraie coquille vide. Elle ne va pas servir à grande chose.

Fondamentalement, il n’est pas possible au Cameroun de nos jours de conquérir le pouvoir par la voie des urnes.

« La coalition des 07 est un premier pas, c’est important, mais ça n’aboutira pas puisqu’on sera toujours obligé de passer par l’Assemblée nationale », a dit le jeune philosophe sur la matinale d’ABK radio. Avant de s’interroger : « Je ne suis pas convaincu que cette transition passe par les urnes, il est fort probable qu’on passe par une insurrection. Depuis les années qu’on propose, qu’est-ce que ça donne? ».

Le Dr Fridolin Nke ne croit pas à certains hommes politiques camerounais qui se reclament opposants, alors qu’ils ne sont en réalité que des « proposants ».

«Ce n’est pas moi qui le dit mais leurs actes. C’est une double escroquerie, ils cautionnement en quelques sortes ce que fait le régime en place et c’est dangereux », dénonce l’universitaire franc-tireur.

Le philosophe est bien conscient que par ses déclarations, il s’attire les foudres des caciques du régime en place, mais il se montre malgré tout imperturbable. «Je ne travaille pas pour moi, ce que je fais, ce pourquoi on me paye, c’est pour penser. Je ne vise pas des individus. Arrêtez de vous faire utiliser, de vous laisser manipuler et surtout de me menacer, ça ne sert à rien ».

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