• OLBIF
  • 12-10-2020
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Des membres de la Brigade Anti-Sardinard (BAS) ont réussi à perturber ce dimanche 11 octobre, en France,  un service religieux pour faire expulser Mme Célestine Ketcha Courtès, le Ministre Camerounais en charge de l’Habitat et du Développement Urbain ainsi que sa famille au cours d’une messe d’action de  grâce qu’elles avaient organisée à Paris.

La ministre du Logement et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtes, assistait à un service d'action de grâce lorsque les manifestants ont pris d'assaut le bâtiment de l'église, exigeant qu'elle soit renvoyée. « Monsieur le Curée, vous avez le diable dans la maison !  Vous avez le diable dans la maison monsieur le curé »,  « cette famille tue les gens ; cette famille c’est des assassins »,  « cette famille verse le sang des Camerounais », s’écriaient en boucle des voix de Calibri Calibro et ses camarades de la Brigade Anti-Sardinard devant l’assistance.

Dans la foulée, une voix tente de calmer les activistes. « Vous avez le droit de manifester, mais on est dans une paroisse », lance la voix d’un homme.  « On ne bouge pas d’ici », rétorquent les activistes.  "Rentrez au Cameroun faire la messe d'actions de grâce" scandent les mécontents.

Le chahut va se poursuivre jusqu’à ce que la famille de madame la Ministre se retire sous les hurlements et le brouhaha des activistes de la BAS.

Regardez plutôt:

 

Un segment du même BAS basé au Royaume-Uni, le 27 mai 2019, a commis un acte similaire à Londres, où des responsables du gouvernement camerounais assistant à un service religieux ont été chahutés et le service interrompu. Selon Emmanuel Kemta, l'un des dirigeants du groupe, «les membres du gouvernement camerounais ne peuvent pas continuer à échapper à l'enfer qu'ils ont créé dans le pays, pour venir prétendre adorer Dieu dans la diaspora».

Lors d’une manifestation du mouvement anti-BIYA qui tentait d’abréger un séjour du Président de la République du Cameroun en Suisse, Kemta et Calibro Calibri avaient tous deux juré qu'il n'y aura pas de paix pour les dirigeants camerounais en Europe et dans les Amériques, jusqu'à ce qu'il y ait un changement de régime, ainsi que la fin du conflit dans les régions anglophones du Cameroun.