Depuis la prison, le combattant André Blaise Essama qui lutte actuellement contre la maladie vous remercie pour vos nombreux messages de soutien.
Malgré l’injustice qu’il subit, il vous rassure qu’il reste fidèle à ses convictions.
Pour rappel ; Le 7 novembre 2025, au lendemain de la prestation de serment de Paul Biya, il est arrêté sans mandat, sans convocation, et sans assistance d’un avocat. Son seul tort : avoir dénoncé publiquement les violences post-électorales et appelé à un deuil national après la mort de plusieurs citoyens.
Selon son récit, la commissaire du 4ᵉ arrondissement de Douala, agissant de manière personnelle et partisane, a orchestré son interpellation.
Déjà, le jour du scrutin, elle l’avait empêché de surveiller les opérations de vote dans son centre à Deido. Après son arrestation, il est conduit à la police judiciaire de Bonanjo, puis placé en garde à vue administrative sur décision du gouverneur Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.
Malgré une procédure d’habeas corpus engagée par son avocat, Maître Fabien Kengne la situation évolue vers une escalade judiciaire : l’affaire est portée devant le tribunal militaire sous des accusations liées à la sûreté de l’État.
Arrêter un citoyen sans mandat, le priver de ses droits fondamentaux, puis le traduire devant une juridiction incompétente à son égard constitue une atteinte grave à l’État de droit.
Le cas d’André Blaise Essama illustre une dérive inquiétante, où la justice militaire est utilisée contre des civils dans un contexte de tensions politiques post-électorales.
André Blaise Essama est actuellement atteint d’un diabète qui prend des proportions inquiétantes !
Libérez André Blaise Essama!
Arol KETCH –
Rat des archives
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