Le leader séparatiste Ayaba Cho Lucas devra à nouveau comparaître devant la justice norvégienne le 20 octobre 2025. Sa détention provisoire a été prolongée de huit semaines par la juge Siri Mariane Bjørn, à l’issue de l’audience tenue le 25 août dernier.
Arrêté le 25 septembre 2024 à Oslo, où il résidait depuis plusieurs années sous nationalité allemande, Ayaba Cho est soupçonné d’avoir joué un rôle actif dans les violences armées qui secouent les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun depuis 2017.
Les autorités norvégiennes, en coopération avec plusieurs services de renseignement européens, cherchent à établir le degré d’implication du chef séparatiste dans la coordination des attaques et des enlèvements attribués à son mouvement.
Le fondateur de l’Ambazonia Defence Force (ADF) est poursuivi pour incitation au crime contre l’humanité. Selon la législation norvégienne, il risque jusqu’à 21 ans de prison s’il est reconnu coupable.
Sa demande de remise en liberté a de nouveau été rejetée, la juge évoquant un « risque élevé de fuite » ainsi qu’un « risque de destruction de preuves ».
Les autorités judiciaires estiment que son maintien en détention est « nécessaire à la bonne conduite de l’enquête ».
Rappelons que l’ADF, que dirige Ayaba Cho Lucas, est l’une des principales factions séparatistes actives dans les zones anglophones du Cameroun. Ses combattants sont accusés de multiples exactions contre les civils, les forces de sécurité et les agents de l’État.



