Robert Bourgi estime qu’il est temps pour Paul Biya de partir.
À quelques deux mois de la présidentielle d’octobre 2025, les débats sur la candidature de Paul Biya dépassent largement les frontières du Cameroun. Âgé de 92 ans et au pouvoir depuis 43 ans, le chef de l’État brigue un huitième mandat consécutif. Une décision que Robert Bourgi, figure connue de la Françafrique, juge inappropriée.
« C’est le corps de Paul Biya que l’on présente et qui va se présenter. Ce n’est pas lui qui se présente », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par seneweb.com. Pour l’avocat d’affaires franco-libanais, l’âge avancé du président ne permet plus d’assumer les exigences d’une campagne électorale. « Il se meut difficilement. C’est l’âge. Il était temps de s’en aller », affirme-t-il.
« C’est le corps de Paul Biya que l’on présente et qui va se présenter. Ce n’est pas lui qui se présente. Le président Paul Biya, je ne suis pas médecin, je ne suis pas prof de médecine, mais il est extrêmement diminué. Comment imaginer qu’un homme qui a 92 ans puisse faire campagne ? D’abord, il faudrait qu’il puisse se mouvoir. Il se meut difficilement. C’est l’âge. Il était temps de s’en aller »
En mai dernier, lors d’un entretien avec le journaliste camerounais Morgan Palmer, Robert Bourgi avait déjà exprimé ses réserves sur la longévité de Paul Biya au pouvoir. Il invitait alors le plus vieux président encore en exercice dans le monde à une introspection politique. Bien plus, l’ancien conseiller informel de l’Élysée sur les affaires africaines rappelait les conséquences vécues par d’autres régimes africains après des règnes prolongés. Il citait notamment l’ex-Zaïre de Mobutu Sese Seko et la Côte d’Ivoire sous Houphouët-Boigny, deux pays qui ont connu l’instabilité à la fin de ces longues présidences.





