Le rejet de la candidature de Maurice Kamto par Elections Cameroon (Elecam) fait déjà peser un sérieux doute sur la transparence de l’élection présidentielle de 2025.
C’est du moins l’alerte lancée par l’organisation internationale Human Rights Watch (HRW). Dans un communiqué publié après la publication de la liste des 13 candidats retenus par Elecam le 26 juillet, HRW a dénoncé la disqualification de Maurice Kamto, pourtant investi en bonne et due forme par le MANIDEM. Le motif avancé par l’organe électoral la « pluralité de candidatures » au sein du même parti est contesté par plusieurs voix, dont l’opposant lui-même, qui a saisi le Conseil constitutionnel pour obtenir sa réintégration.
«Le Conseil électoral du Cameroun a semé le doute sur l’élection avant même que les votants n’aient exprimé leur choix », déclare Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior à HRW pour l’Afrique central.
« Exclure l’opposant le plus populaire du processus électoral jettera une ombre sur les résultats qui seront finalement annoncés », ajoute-t-elle.
La balle est désormais dans le camp du Conseil constitutionnel, seul à même de trancher le contentieux pré- électoral.



