Dans cette sortie de l’universitaire Aristide Mono, il fait des confidences sur les gaucheries qu’il a vécues depuis qu’il est en politique plus précisément lors de la récente élection présidentielle 2025.
« Les grandes frustrations sont souvent muettes.
Voici deux révélations mineures sur ce que nous digérons parfois dans l’ombre :
) Le jour où j’expédiais mes t-shirts « La Marée Jaune » au Dr Boutché à Maroua, une proche que je venais de déposer à une agence de Yaoundé a échappé de peu à un enlèvement. Deux miliciens en civil ont infiltré son bus pour l’interroger sans relâche, tout au long du voyage (7 h de route), sur mes activités d’inscription et de campagne.
Face au danger, elle a eu la présence d’esprit de vite alerter un ami commissaire qui, avec ses éléments, est venu l’attendre directement à l’agence. Ce dernier a formellement identifié les deux miliciens comme membres de la Gestapo de Yaoundé (Geheime Staatspolizei – Milice secrète du RDPC). Après discussion avec le commissaire, ils renonceront à leur projet criminel.
2) Lors de mon challenge « Inscrivons-nous d’abord » à Mvoméka — le village même de l’homme de 93 ans pour qui nos amis en tenue ont tué leurs frères qui contestaient les résultats — un ancien camarade de mon binôme, Raoul Lemopi, gérant d’un petit dépôt de vin au petit marché de Mvoméka va nous offrir un petit jus. Le soir même, cet homme a dû fuir Mvoméka, traqué par la Gestapo qui avait déjà, net après notre départ, interpellé sa collègue de service. Son crime ?
Une sœur du président aurait signalé qu’il avait osé « faire venir des opposants » dans le village même du « chef de l’État ». Ce gars a perdu son emploi et n’a jamais pu retourner chez lui à Mvoméka. C’est leur pays !
Un jour, j’aurai l’occasion de vous faire des révélations plus graves, par exemple, ce que j’ai subi entre le 20 octobre et le 6 décembre 2025. Mon ventre-ci est plein hein!
Parfois, je garde le silence pour ne pas propager la peur, craignant de décourager certains de poursuivre leur engagement.
Si je ne suis pas encore en exil, c’est par pur entêtement. Je l’avoue ».





