Issa Tchiroma Bakary quitte le gouvernement et annonce sa candidature 2025.
Vingt-quatre heures seulement après sa démission du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary a déjà annoncé ses ambitions pour l’élection présidentielle de 2025. Le désormais ex-ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle se projette dans la course à la magistrature suprême.
« Avec espérance. Et avec une foi inébranlable en notre destin commun. Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle de 2025. Parce que je rêve d’un Cameroun qui s’affirme avec force sur la scène internationale. D’un Cameroun qui protège les siens, qui rassemble au lieu de diviser, qui respecte au lieu de dominer », a indiqué l’ancien porte-parole du gouvernement dans un communiqué publié ce jour.
Issa Tchiroma Bakary a insisté sur sa volonté de « remettre la République debout », de « redonner confiance à ceux qui n’y croient plus » et d’être la voix de ceux qui restent souvent inaudibles. L’ancien ministre souhaite que chaque jeune ait une place, que chaque femme puisse s’exprimer, et que chaque région du pays soit représentée avec dignité.
«Je ne viens pas vendre des illusions. Je viens avec la clarté d’une vision, la rigueur d’une méthode et la vérité d’un engagement forgé par l’épreuve. Ce projet, je ne peux le porter seul. Il est entre vos mains », precise-t-il.
Issa Tchiroma affiche une ambition claire : faire en sorte que le « vieux système » disparaisse. Selon lui, « le Cameroun doit tourner la page de l’abus, du mépris et de la confiscation du pouvoir. La démocratie véritable, c’est celle qui accepte la défaite, respecte l’adversaire et honore la parole donnée. »
L’ex Mincom évoque notamment l’exemple de présidents battus aux élections qui appellent leur successeur avec dignité, ou d’anciens chefs d’État qui poursuivent leur engagement en tant que citoyens. Pour lui, ces attitudes incarnent l’idéal démocratique.
« Exercer le pouvoir, c’est servir. Pas se servir », a-t-il affirmé. Il appelle à une transition républicaine exemplaire et à l’émancipation économique du continent africain. « Ne nous laissons pas distraire par l’isolationnisme, ni tenter par le verrouillage du pouvoir, » a-t-il conclu,





