Issa Tchiroma appelle à une coalition contre le régime Biya.
Ancien ministre et président du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), Issa Tchiroma Bakary, a été refoulé ce jeudi matin à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Dakar, au Sénégal. L’homme politique, candidat à la presidentielle d’octobre 2025, souhaitait se recueillir sur la tombe du premier président du Cameroun, Ahmadou Ahidjo.
Selon ses propres déclarations, un commissaire de police lui a signifié que l’ordre de son interdiction de sortie du territoire émanait directement de la Présidence de la République. « Ce matin alors que je me rendais au Sénégal […] J’ai été empêché d’embarquer sur instruction d’un commissaire de police qui dit agir de la part de la Présidence de la république », a-t-il confié dans un enregistrement audio, largement partagé sur les réseaux sociaux.
« Ils ont la force, mais nous avons le peuple »
Fou furieux, Issa Tchiroma Bakary dénonce un acte de persécution politique, non sans indiquer que les véritables candidats du changement sont systématiquement ciblés. « Veulent-ils me faire peur ? Veulent-ils m’humilier ? », s’ interroge-t-il, avant d’ajouter : « C’est la preuve que notre combat fait mal. »
L’ancien porte-parole du gouvernement lance par ailleurs un appel à l’unité des forces vives : partis politiques de l’opposition, société civile, diaspora et intellectuels. Le natif de Garoua plaide pour la constitution d’une grande coalition nationale en vue de mettre fin à ce qu’il qualifie de « confiscation du pouvoir ».
« La transition que nous proposons ne se fera pas contre quelqu’un », rassure –til. « Unissons-nous pour dire stop. Ils ont la force, nous avons le peuple, et l’histoire est de notre côté», conclut l’ancien Ministre.





