Par l’entremise du Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique par intérim, le Pr FUH Calistus Gentry, le gouvernement de la République du Cameroun a commis un communiqué qui porte sur la traçabilité de l’or.
Le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique par intérim, le Pr FUH Calistus Gentry, porte à la connaissance du Public que le rapport ITIE 2023 (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) de la République du Cameroun fait ressortir un écart entre la déclaration d’exportation de 22,3 Kg d’or répertoriée par la Direction Générale des Douanes et les statistiques internationales qui indiquent 15,2 tonnes à destination des Émirats Arabes Unis, déclarées en provenance du Cameroun.
Le Ministre tient à appeler d’emblée que le Ministère en charge des Mines assure les missions de définition et de gestion de la politique minière tandis que la Société Nationale des Mines (SONAMINES) assure la gestion et le contrôle de la production de l’or et détient l’exclusivité de la commercialisation de l’or produit.
Par ailleurs, l’or produit au Cameroun provient essentiellement de l’artisanat minier et de l’artisanat semi-mécanisé qui se meut comme dans d’autres pays africains, sans étude de faisabilité préalable pouvant permettre à l’État d’anticiper sur la production attendue. En conséquence, la SONAMINES prélève l’impôt synthétique minier libératoire en nature et des droits de sortie pour le compte de l’État sur la base des déclarations qui généralement ne sont pas sincères et complètes. Aussi, en sa qualité de comptoir unique et exclusif d’achat et de commercialisation de l’or, la SONAMINES ne dispose pas des moyens financiers et technologiques pour le rachat de la quote-part détenue par les opérateurs et le suivi de la production.
De plus, les écarts découlent des difficultés de sortie du territoire dues à la porosité des frontières terrestres utilisées en grande partie par les exploitants des pays voisins pour acheminer l’or aux Émirats Arabes Unis au nom du Cameroun, comme pays d’origine.
En vue d’apporter des solutions aux problèmes sus-évoqués, le Gouvernement préconise dès janvier prochain la fermeture des sites d’exploitation minière artisanale et semi-mécanisée de l’or qui ne disposent pas d’un système de traitement de gravier minéral en vase clos, le renforcement des moyens financiers et technologiques de la SONAMINES pour le rachat de l’or produit au Cameroun et le contrôle de la production à distance par les moyens modernes, le développement de la mine industrielle dont les études de faisabilité permettent de faire des prévisions de production.
Au demeurant, les actions menées par le Ministère en charge des Mines et la SONAMINES ont permis d’augmenter les réserves d’or du Cameroun de trente-sept (37) Kg à environ mille cinq cent (1500) Kg au cours des dernières années.
Le Ministre des Mines, tout en comptant sur le civisme de tous les opérateurs du secteur minier, rassure l’opinion publique que sous Très Hautes Instructions du CHEF DE L’ÉTAT, le Gouvernement est en train de travailler pour faire du secteur de l’or « une niche exceptionnelle de ressources financières » pouvant contribuer à l’élargissement de l’assiette fiscale et au renforcement des réserves d’or de l’État.
LE MINISTRE DES MINES, DE L’INDUSTRIE
ET DU DÉVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE (ai)
(é) Pr FUH CALISTUS Gentry





