Pour’ l’universitaire et homme politique, cette suspension de parole du Cameroun à l’Union Africaine suite au nom paiement de ses cotisations va au-delà, elle est la résultante d’un certain nombre de défaillances systémiques et administratives du Cameroun.
« Même dans sa diplomatie, le Cameroun a mangé le remède
Le Cameroun suspendu de l’Union africaine, c’est plus qu’un incident administratif. C’est un symbole, un rappel brutal que les nations, même fondatrices, ne sont jamais à l’abri de l’oubli de leurs devoirs.
Dans le tumulte des crises africaines, où les coups d’État et les guerres civiles occupent trop souvent le devant de la scène, voici qu’une sanction frappe non pas pour des armes brandies, mais pour des dettes accumulées. Deux milliards de francs CFA : une somme qui, au regard des budgets d’État, pourrait sembler dérisoire, mais qui, par son non-paiement, devient une faute politique.
Car l’Union africaine n’est pas seulement une institution. Elle est la mémoire des indépendances, le rêve des pères fondateurs, de Nkrumah à Nyerere, de Senghor à Ahidjo. Suspendre le Cameroun, c’est rappeler que l’histoire ne protège pas, que le prestige du passé ne dispense pas des obligations du présent.
Les résonances diplomatiques
– Un camouflet pour l’Afrique centrale : région souvent marginalisée dans les débats continentaux, elle perd l’une de ses voix.
– Un avertissement pour les autres États : l’Union africaine se veut désormais rigoureuse, sanctionnant non seulement les dérives politiques, mais aussi les manquements financiers.
– Un affaiblissement de l’image du Cameroun : pays qui se voulait pivot, il se retrouve relégué au silence, incapable de peser sur les grandes orientations.
Lisons un peu plus largement cette affaire si vous voulez bien
Cette suspension révèle une vérité crue : l’Afrique ne peut se construire sans discipline collective. Les rêves panafricains ne suffisent pas ; il faut des actes, des contributions, une fidélité aux engagements.
Et pour le Cameroun, le défi est immense : retrouver sa place, régulariser sa dette, mais surtout réaffirmer son rôle historique. Car ce pays, au cœur du Golfe de Guinée, ne peut se contenter d’être spectateur. Il doit redevenir acteur, porteur d’une voix qui rassemble et qui inspire.
Conclusion
Ainsi, la suspension du Cameroun n’est pas une fin. Elle est une interpellation : à l’Afrique, pour qu’elle exige de ses membres une rigueur nouvelle ; au Cameroun, pour qu’il se ressaisisse et retrouve la grandeur de son histoire. Deux secrétaires généraux de cette auguste institution, ses deux présidents ont été à la tête de cette organisation. Ce n’est pas rien.
Il est bon de savoir que dans le concert des nations, il n’est pas de petite faute : chaque manquement fragilise l’édifice commun. Et dans ce temps de fractures, l’Afrique a besoin de fidélité, de constance, de cette force tranquille qui seule peut transformer les rêves en destin. Le Cameroun et sa population ont mangé le remède !!!! »





