Un défenseur farouche de Samuel Eto’o vient de sortir l’artillerie lourde contre Tchop Tchop.
Paul Daizy Biya l’accuse de manquer de crédibilité pour donner des leçons de leadership, rappelant son implication présumée dans l’affaire Liyep Limal.
Selon lui, Samuel Eto’o n’a rien à apprendre de ceux qui, dit-il, ont prospéré sur la naïveté des Camerounais.
𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏 𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏 : 𝐐𝐔𝐀𝐍𝐃 𝐋’𝐈𝐌𝐏𝐎𝐒𝐓𝐔𝐑𝐄 𝐕𝐄𝐔𝐓 𝐃𝐎𝐍𝐍𝐄𝐑 𝐃𝐄𝐒 𝐋𝐄𝐂𝐎𝐍𝐒 𝐀 𝐋’𝐄𝐗𝐂𝐄𝐋𝐋𝐄𝐍𝐂𝐄.
D’abord 𝐒𝐀𝐌𝐔𝐄𝐋 𝐄𝐓𝐎’𝐎 t’avait confié près de 10 millions de FCFA pour sauver 𝐋𝐘𝐙𝐀 𝐓 et rien n’a été fait, ensuite, il y a des moments où le silence serait une bénédiction pour vous. 𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏 𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏, humoriste recyclé en donneur de leçons, tente aujourd’hui de sermonner 𝐒𝐀𝐌𝐔𝐄𝐋 𝐄𝐓𝐎’𝐎, comme si l’histoire du football camerounais se résumait à un sketch mal écrit. Mais avant de jouer les arbitres de la morale sportive, encore faudrait-il avoir un parcours qui inspire confiance, une crédibilité qui ne s’effrite pas au contact du moindre rappel des faits.
𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏 𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏 n’est pas un acteur neutre du débat. Pour ne citer que cet exemple, il est l’un de ceux qui ont participé, directement ou indirectement, à la vaste escroquerie qui a lessivé des milliers de Camerounais dans l’affaire 𝐋𝐈𝐘𝐄𝐏𝐋𝐈𝐌𝐀𝐋. Il est celui à qui on confiait des paiements douteux pour du matériel de télévision de 𝐋𝐈𝐘𝐄𝐏𝐋𝐈𝐌𝐀𝐋 ( 𝐆𝐋𝐎𝐁𝐀𝐋 𝐓𝐄𝐋𝐄𝐕𝐈𝐒𝐈𝐎𝐍) c’est lui qui, avec l’argent de cette spoliation, a monté la radio 𝐉𝐀𝐌𝐁𝐎 𝐅𝐌 à Douala. Avant de prétendre donner des leçons de leadership, encore faut-il avoir les mains propres. En matière d’intégrité, on ne parle pas quand on figure au premier rang des naufrageurs.
Alors, entendre un tel personnage expliquer à 𝐒𝐀𝐌𝐔𝐄𝐋 𝐄𝐓𝐎’𝐎 ce qu’est le leadership relève de la blague la plus grotesque. 𝐄𝐓𝐎’𝐎 n’a pas à recevoir de conseils d’un homme qui ne pèse ni moralement ( on peut en parler s’il peut supporter) ni sportivement. 𝐄𝐓𝐎’𝐎, lui, a tout gagné. 𝐄𝐓𝐎’𝐎, a hissé ce pays au sommet du football mondial. 𝐄𝐓𝐎’𝐎, a construit, travaillé, transpiré et porté haut le drapeau national pendant que beaucoup se contentaient de faire rire.
Ce que 𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏 𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏 oublie volontairement, c’est que 𝐒𝐀𝐌𝐔𝐄𝐋 𝐄𝐓𝐎’𝐎 n’est pas le problème du football camerounais, il en est l’un des rares espoirs, le seul à avoir osé affronter de front un groupe de comploteurs figé dans la médiocrité, l’opacité et la prédation. Ceux qui n’ont jamais rien gagné dans leur vie, hormis des contrats obscurs, ne peuvent pas comprendre ce qu’est la pression, l’exigence et la responsabilité de faire avancer une institution.
Si donc 𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏 𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏 veut défendre 𝐌𝐀𝐑𝐂 𝐁𝐑𝐘𝐒 , qu’il le fasse. Mais qu’il le fasse en homme responsable, pas en moraliste improvisé. Qu’il commence par rendre des comptes sur 𝐋𝐈𝐘𝐄𝐏𝐋𝐈𝐌𝐀𝐋 avant de prétendre donner des leçons à 𝐒𝐀𝐌𝐔𝐄𝐋 𝐄𝐓𝐎’𝐎. On ne sermonne pas un monument quand on n’est soi-même qu’un figurant dans une affaire de ruine nationale.
𝐒𝐀𝐌𝐔𝐄𝐋 𝐄𝐓𝐎’𝐎 n’a aucune leçon à recevoir de ceux qui ont prospéré sur la crédulité des Camerounais. Chacun à sa place :
— les imposteurs derrière les rideaux,
— les bâtisseurs au-devant de la scène.
Et dans ce pays, qu’on le veuille ou non, 𝐄𝐓𝐎’𝐎 reste un bâtisseur. 𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏 𝐓𝐂𝐇𝐎𝐏, lui, devrait déjà être en train d’expliquer où est passé l’argent des victimes.
𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐃𝐚𝐢𝐳𝐲 𝐁𝐢𝐲𝐚





