Une règle cachée de la CAF relance les espoirs du Cameroun en 2026

Alors que les Lions Indomptables du Cameroun pensaient leur rêve mondial définitivement brisé à l’automne 2025, un ajustement méconnu du règlement de la Confédération Africaine de Football (CAF) est venu rebattre les cartes. Durant la phase de qualification, les tendances observées sur un bookmaker en ligne (pronostics et cotes), particulièrement optimistes quant aux performances du Cameroun, avaient renforcé la confiance de nombreux supporters. Même si ces anticipations n’ont pas suffi à changer l’issue sportive, ce revirement officialisé en octobre a tout de même apporté une bouffée d’oxygène inespérée.

Le contexte : une qualification qui s’envole in extremis

Le parcours du Cameroun dans les éliminatoires du groupe D a été laborieux. Avec 19 points récoltés, l’équipe s’était inclinée face au Cap-Vert (23 points) et devait se contenter de la deuxième place. Comme le Nigeria, le Gabon et la République Démocratique du Congo (RDC), le Cameroun figurait parmi les quatre meilleurs deuxièmes de la zone africaine, un statut qui devait normalement lui permettre de disputer les barrages. L’espoir était donc permis pour les supporters, qui rêvaient de voir leur équipe renouer avec le plus grand rendez-vous planétaire, après l’avoir manqué en 2018 et être sortie au premier tour en 2022 malgré une victoire mémorable contre le Brésil.

La demi-finale des barrages, disputée à Rabat au Maroc le jeudi 13 novembre 2025, opposait ainsi le Cameroun à la RDC. Un duel acharné semblait se diriger vers la prolongation, mais le destin a frappé dans les tout derniers instants. À la 90e+3 minute de jeu, Chancel Mbemba, le capitaine des Léopards, a surgi pour reprendre un corner et offrir la victoire à la RDC sur le score de 1 à 0. Cette élimination, « un coup de massue » selon la presse, a provoqué un séisme dans le pays. La désillusion était d’autant plus forte que les Lions Indomptables avaient eu des occasions nettes, notamment par Bryan Mbeumo et Karl Etta Eyong, mais avaient échoué dans la finition. Dans la foulée, la colère des supporters s’est tournée vers plusieurs cibles : le sélectionneur Marc Brys, le président de la Fédération Samuel Eto’o, et les joueurs cadres, tenus pour responsables de cet échec cuisant. La nouvelle, bien que cruciale, était d’abord passée inaperçue auprès du grand public, focalisé sur les performances sur le terrain.

La règle méconnue : un forfait qui change la donne

Pourtant, quelques semaines plus tôt, la qualification pour ces mêmes barrages tenait déjà du miracle administratif. Le 9 octobre 2025, la CAF a officialisé un ajustement majeur dans le format des éliminatoires, un changement aux conséquences capitales. La raison invoquée était le forfait de l’Érythrée. Pour établir le classement des quatre meilleurs deuxièmes (le sésame pour accéder aux barrages) la décision a été prise de ne plus prendre en compte les points obtenus contre le dernier de chaque groupe. Ce recalcul a bouleversé la hiérarchie. Le Cameroun, qui se retrouvait initialement à la cinquième place de ce classement spécifique et donc virtuellement éliminé, a vu son total réévalué à 14 points. Cette correction a été suffisante pour le propulser à la deuxième place du classement des deuxièmes, derrière le Gabon (16 points) mais devant la RDC (13 points) et Madagascar (13 points). Sans cette règle cachée, les Lions Indomptables n’auraient même pas eu le droit de disputer le barrage fatal contre la RDC.

Cet épisode rappelle à quel point les aspects techniques et réglementaires, souvent opaques pour le grand public, peuvent influencer le cours de l’histoire du sport. L’annonce de la CAF a eu l’effet d’un électrochoc. Passée la stupéfaction, c’est un immense soulagement qui a saisi le camp camerounais. La Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot) et le staff technique de Marc Brys se sont retrouvés avec une opportunité qu’ils croyaient perdue. Celle de se racheter et de tout jouer dans un tournoi à quatre pour tenter d’accéder au barrage intercontinental de la FIFA. Pour de nombreux observateurs, cette seconde chance était une aubaine inespérée pour une équipe en pleine reconstruction et en quête de stabilité. Le pays, qui vivait au rythme de cette qualification in extremis, a vu ses médias et ses supporters se remobiliser. L’objectif était de remporter le tournoi de barrage et garder un espoir, aussi ténu soit-il, de participer à la Coupe du Monde 2026.

 

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