×

Veuillez désactiver le bloqueur de publicité SVP!

Vous n'aimez pas la publicité dans les pages, nous le comprenons bien! Par contre, un site d'information sans pubicité ne pourra pas survivre sans revenu publicitaire.

Urgent : Un conseiller de Maurice Kamto claque la porte et crache toutes les vérités du MRC

Décidément, rien ne va plus au sein du Mouvement pour la renaissance du Cameroun.

Le MRC traverse une crise sans précédent ces derniers mois. Après la valse des radiations sous fond de corruption, clientélisme, népotisme, détournement (évoqués par les membres du parti), et la secousse due à l’audit des Fonds de Survival Cameroon, voici un autre événement à inscrire à ce tableau de turbulences que traverse le parti de Maurice Kamto. Martin Ambang vient en effet de déposer le tablier du Mouvement. Celui qui était jusqu’à hier 11 février 2021, le Conseiller spécial du Président du parti, Maurice Kamto, l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée en son domicile sis au quartier Fougerolle à Yaoundé.

Droit dans ses bottes et sanglé dans son costume de couleur kaki, face aux caméras, ce 11 février, Martin Ambang égraine le chapelet des récriminations vis-à-vis de son ancien parti et de son Président national. « Le fonctionnement du parti est pire qu’une autocratie. Le président du parti gère le parti avec quelques membres du Directoire. J’ajoute les détournements des fonds, le monnayage des places. Le parti ne répond plus aux aspirations de 2012 », indique-t-il. Pour davantage motiver sa décision de claquer la porte, l’ancien vice-président du MRC convoque plusieurs faits qui ont provoqué sa démission. La marginalisation commence, dit-il, à l’occasion des élections couplées des législatives et municipales de 2020. Désigné président du Comité national d’investiture des candidats du parti, il est surpris de voir la fonction confiée à un autre camarade du Mouvement. Ce dernier ayant par la suite géré les élections « avec la complicité du Président national ».

Autre grief relevé par Martin Ambang, au lendemain du double scrutin évoqué supra, le parti entend implémenter ses bases à travers le territoire national. Sauf que les rênes du Comité ad hoc chargé de le faire sont confiées à un camarade récemment enrôlé dans le parti. Et comme membre du dit Comité, figure Martin Ambang. Ce qui provoque l’ire du deuxième vice-président d’alors qui estime qu’il « ne saurait être sous les ordres de quelqu’un qui n’a aucune responsabilité statutaire dans le parti ». Les événements s’enchainent. A l’occasion de la Convention de mars 2018, Martin Ambang est dégommé du poste de vice-président et se voit confier le poste de Président du Comité des sages, Président du Comité de médiation et d’arbitrage. Deux ans plus tard, en aout 2020, il dit avoir appris à travers les réseaux sociaux et la télévision sa nomination au poste de Conseiller spécial du Président Maurice Kamto. Avec mention « précédemment Président du Comité des sages ». Or, ce poste de président du Comité des sages est électif et le mandat est de 5 ans.

Rôle de figurant

Ce qui fait définitivement basculer Matin Ambang, c’est le double scrutin de février 2020. Il reproche à Kamto d’avoir « transformé le Directoire en Commission nationale d’investiture, nous fait travailler pendant trois jours et trois nuits et vient nous annoncer à la fin que le MRC n’ira pas aux élections législatives et municipales alors qu’il savait avec deux ou trois membres du Directoire qu’on n’ira pas à ces élections ». Martin Ambang (déjà démissionnaire du Sdf en 2012) n’entend pas jouer « les figurants » dans le parti. Par ailleurs, « les décisions qui engagent le parti sont prises seul par le Président et pour les faire assumer par les autres cadres. Exemple, les marches, la politique étrangère est décidée par le Professeur Kamto. La politique d’équilibre régional est commentée dans les médias comme si c’était la position officielle du parti. Les statuts réactualisés du parti en 2028 voient certaines de ses dispositions modifiées au profit du Président national qui souligne que son mandat commence en 2018 alors que les statuts adoptés ne contenaient pas cette disposition », dénonce-til.

Fort de ces arguments, le membre fondateur du MRC (il a rappelé qu’il était au lancement du parti le 13 aout 2012 « dans l’obscurité dans un hôtel de Yaoundé et nommé deuxième vice-président au cours de la première convention de septembre 2012) refuse désormais de militer dans cette formation politique « dont les pratiques ont cessé depuis longtemps de cadrer avec ses convictions ». Aussi, décide-t-il de démissionner du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Car, pour lui, il n’était pas question de faire partir Paul pour installer Maurice. Mais d’aboutir à un véritable changement dans le pays. Malgré ses multiples dénonciations aux cours des réunions du parti, rien n’a changé selon lui. Il annonce qu’il fera parvenir sa démission par voie d’huissier au Président national. Pour l’heure, Martin Ambang dit devoir prendre une pause avec la politique, observer et se consacrer à son association « Le club du verdict ».

 

Le Messager, 12 février 2021