Dans cette sortie de Serge Aimé Bikoi, il revient sur la remise par akini Tchameni épouse Djeukam Tchameni, Henriette Ekwe et Me Alice Nkom réunies au sein Collectif des femmes et mères des prisonniers politiques (Cofem) d’un mémorandum pour la libération des prisonniers politique à l’occasion de la visite du pape au Cameroun.
Le Collectif des femmes et mères des prisonniers politiques (Cofem) demande l’intercession du Pape Léon XIV auprès des autorités camerounaises. Histoire d’obtenir la libération de Djeukam Tchameni et de tous les prisonniers politiques. Makini Tchameni, épouse Djeukam Tchameni, Henriette Ekwe, militante de l’Union des populations du Cameroun (Upc), et Me Alice Nkom, avocate au barreau du Cameroun et porte-parole du président national du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc), Issa Tchiroma Bakary, ont, dans ce mémorandum, formulé l’appel à l’autorité morale de Sa Sainteté Léon XIV. Pour ce collectif citoyen, la voix du Souverain pontife est une voix morale et universelle et sa présence au Cameroun apporte de l’espoir à un peuple en souffrance.
C’est la raison pour laquelle le Collectif des femmes et mères des prisonniers politiques sollicite l’intercession du Pape Léon XIV afin d’obtenir la libération immédiate et inconditionnelle de Djeukam Tchameni, celle de tous les prisonniers politiques issus des crises post-électorales de 2018 et 2025, ainsi que du conflit armé dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Selon ce collectif citoyen, le Cameroun a besoin de justice pour panser les blessures, de vérité pour restaurer la confiance et de réconciliation pour reconstruire la nation. « La libération des prisonniers politiques constitue, indiquent Makini Tchameni, épouse Djeukam Tchameni et cie, une étape essentielle vers une paix durable ». « Face donc à la souffrance des innocents, le silence n’est pas une option : vos paroles; vos prières et votre engagement peuvent contribuer à sauver des vies, à restaurer l’espoir et à ouvrir la voix à la paix », ajoute le Collectif des femmes et mères des prisonniers politiques (Cofem).
En rappel, plusieurs catégories de prisonniers politiques sont concernées, en l’occurrence les détenus issus des crises post-électorales de 2018 et de 2025, les personnes arrêtées dans le cadre de la crise sécuritaire qui sévit dans les zones anglophones depuis 2016, les militants, journalistes et citoyens ayant exprimé des opinions politiques divergentes. Ces prisonniers d’opinion n’ont pas bénéficié de procès équitables, sont détenus dans des conditions contraires à la dignité humaine, sont, pour beaucoup, privés de leurs droits fondamentaux. Ces pratiques contreviennent aux principes universels des droits de l’homme, aux valeurs de justice, de paix et de dignité humaine que promeut l’Église catholique.





