Dans une lettre ouverte, Me Cheikh Ali Al Assad répond fermement à Aminatou Ahidjo, qu’il accuse d’attaquer injustement Issa Tchiroma. L’anocat au Barreau du Cameroun rappelle qu’Issa Tchiroma était emprisonné lors du décès d’Ahidjo, et qu’il a lui-même payé le prix de son origine nordiste. Je juriste soutient que l’héritage d’Ahidjo appartient au peuple, non à sa descendance.
ETTRE OUVERTE À AMINATOU AHIDJO :
« Mademoiselle,
Votre accusation d’« escroquerie politique et morale » contre Issa Tchiroma est non seulement infondée, mais révèle votre méconnaissance de l’histoire .
Vous citez l’absence de condoléances comme preuve de sa trahison, oubliant un détail crucial : à la mort de votre père, M. Tchiroma était incarcéré, jeté en prison par un régime qui persécutait les Camerounais du Nord, simplement parce qu’ils étaient perçus comme des alliés de votre famille.
Encore que vous ne savez pas si Monsieur Tchiroma n’est pas allé saluer ceux de votre famille qui vivent encore au Cameroun .
En tout état de cause , ce que vous interprétez comme un manquement est en réalité la preuve d’un sacrifice : il payait de sa personne pour son appartenance géographique, un destin que des milliers de Nordistes ont partagé. Ce sont ces mêmes personnes que vous piétinez aujourd’hui avec vos accusations.
Votre nom est Ahidjo, mais cela ne vous confère aucun droit sur l’héritage politique de votre père.
Cet héritage n’est pas un bien familial à léguer ; c’est le fruit d’un travail collectif et d’un patriotisme partagé.
Il faut vous souvenir que personne , y compris votre illustre père , ne peut construire seul un état .
Le Président AHIDJO était entouré par des camerounais venant des 4 coins du territoire national.
L’œuvre d’Ahidjo ne fait donc pas partie de votre patrimoine successoral.
Vous êtes la fille biologique, certes, mais l’héritière politique ? Sûrement pas.
Votre désir de plaire au pouvoir actuel vous fait confondre l’identité avec la légitimité.
Ceux qui se réclament de sa vision ne viendront pas vous demander la permission de l’aimer .
Pas plus qu’ils ne l’ont fait lorsque vous étiez hors du pays .
Vous avez décidé de servir les nouveaux maîtres du Cameroun.
Servez-les et laissez-nous aimer le Président AHIDJO qui est aussi votre père .
Cheikh Ali Al Assad»





