Deux mois après sa disparition, Me Yondo Black Mandengue a été inhumé à Douala, entouré de sa famille, de ses confrères et de compagnons de lutte.
Avocat engagé, Yondo Black a incarné toute sa vie la défense acharnée de la liberté d’expression et de la dignité humaine.
Pierre Ngahane a salué un « avocat d’exception » et une « conscience du Cameroun », fidèle à ses convictions jusqu’au bout.
À la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, Maurice Kamto a vu en lui un bâtisseur de ponts entre les Camerounais.
Très tôt, de Caen au Cameroun, il a mêlé formation juridique et engagement collectif.
Après un passage au barreau de Caen, il rentre au pays en 1971 pour contribuer à la création du barreau camerounais.
Bâtonnier de 1982 à 1986, il défend l’indépendance de la justice et les libertés fondamentales.
Il marque l’histoire en assurant la défense de figures du coup d’État manqué de 1984.
Arrêté en 1990 pour son engagement démocratique, il ne renonce jamais à son combat.
Libéré, il poursuit sans relâche son plaidoyer pour le multipartisme et l’État de droit.
En 2024, l’Ordre des avocats le distingue comme premier avocat honoraire du Cameroun.
À Douala, c’est l’héritage d’une justice-rempart que Yondo Black Mandengue a laissé aux générations futures.



