Réforme du Code Électoral : L’opposition s’unifie

Le 27 janvier 2025, le Mouvement Réformateur a organisé une réunion de concertation réunissant plusieurs partis de l’opposition pour discuter de la réforme du code électoral, face au rejet par le pouvoir des précédentes propositions. Les participants ont convenu de plusieurs modifications clés, notamment l’abaissement de la majorité électorale à 18 ans et l’égalité des conditions d’investiture pour tous les candidats. Ils ont également décidé de suspendre leur participation aux activités d’ELECAM jusqu’à l’adoption de ces propositions.

 

Lire le communiqué final :

«A l’invitation du Mouvement Réformateur, il s’est tenu ce lundi 27 janvier 2025, une réunion de concertation des forces politiques de l’opposition de 10h00 à 15h35mn dans le but de rechercher un large consensus sur les propositions de modification du code électoral et sur les stratégies visant à rendre cette modification effective au regard du rejet par le pouvoir de toutes les propositions faites par ELECAM, les partis politiques et la mission d’observation électorale de l’Union Africaine entre autres.

Après l’ouverture des travaux et les échanges avec la presse nationale, les travaux en commission se sont articulés sur les points ci-après :

• Examen des dispositions du Code électoral et points sur les propositions formulés par d’autres acteurs du processus électoral;

• Recherche d’un consensus le plus large possible sur les modifications du code électoral ;

• Evaluation des actions concrètes visant à garantir la paix et l’unité du pays par des élections transparentes et acceptables par tous à travers une modification consensuelle du code électoral ;

A l’issue de ces travaux, les partis en présence se sont mis d’accord sur l’impérieuse necessité de faire évoluer le code électoral sur 7 points pouvant rassembler l’ensemble de la classe politique nationale y compris le parti au pouvoir pour garantir la paix et l’unité du pays à travers l’organisation des élections transparentes et acceptables par tous. Il s’agit des dispositions du code électoral ci-après:

• Article 45 : Ramener la majorité électorale  à 18 ans

• Article 121 : les conditions d’investiture aux élections, en particulier à l’élection présidentielle, doivent être identiques pour tous les candidats indépendamment des partis politiques qui les investissent.

• Article 137 : Publication des résultats provisoires du scrutin par ELECAM  au plus  tard le lendemain de la fermeture des bureaux de vote et le conseil constitutionnel proclame les résultats dans un délai maximum de 15 jours.

• Article 117, 156 et 175 : Conditions d’éligibilités : Tout électeur peut être candidat aux élections présidentielles, législatives et municipales.

• Article 97 : la liste des bureaux de vote est transmise aux démembrements communaux de l’organe en charge des élections pour affichage au plus tard deux (02) semaines après la convocation du corps électoral.

• Nouveau : Autoriser les huissiers de justice à exercer le jour du scrutin de manière inconditionnelle pour des constations de la fraude électorale le cas échéant.

• Nouveau : Création d’une commission nationale de contrôle des comptes de campagne et plafonnement des fonds de campagne présidentielle à 10 milliards Francs CFA. 

L’evaluation des stratégies visant à garantir la modification consensuelle du code électoral a conduit les participants à décider de la suspension de leurs participations aux activités organisées par le pouvoir en place et ELECAM jusqu’à l’adoption par le pouvoir des propositions de modification ci-dessus énumérées en appelant le pouvoir en place à modifier le code électoral au plus tard à la fin de la session parlementaire du mois de mars 2025. Les participants s’engagent par ailleurs au dialogue avec les autres partis politiques et les organisations de la société civile pour une évaluation les actions additionnelles au terme de la session parlementaire du mois de mars 2025 en l’absence de l’évolution souhaitée du code électoral

Les partis présents, regrettant la situation de misère généralisée dans laquelle le pouvoir en place a conduit les camerounais, ont pour finir décidé de la constitution d’une nouvelle plateforme de concertation visant, au-delà des travaux sur le code électoral, la restauration du tissu social avec l’amélioration du pouvoir d’achat des populations et la promotion de la cohésion sociale. Ils s’engagent à s’associer aux forces syndicales, aux associations de protection des consommateurs, aux associations professionnelles entre autres pour lutter efficacement contre la vie chère et l’abandon des droits sociaux.  

                            Fait à Yaoundé, le 27 janvier 2025.

                                            Pour la plateforme,

                                            Samuel BILLONG

                                            Président National du MR»

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