La question divise les Camerounais depuis la clôture du scrutin du 12 octobre 2025.
Alors que le dépouillement des voix se poursuit dans les différentes commissions de recensement de vote, le peuple retient son souffle.
À 92 ans, et après 43 ans passés au pouvoir, Paul Biya, candidat à un huitième mandat d’affilé n’a jamais montré la moindre volonté de céder la place.
Beaucoup s’interrogent : le président sortant, doyen des chefs d’État en exercice dans le monde, acceptera-t-il le verdict des urnes ou cherchera-t-il encore à s’accrocher au pouvoir jusqu’à sa disparition ?
Physiquement diminué par le poids de l’âge, Paul Biya, qui a passé toute sa vie dans les arcanes de la très haute administration, pourrait pourtant marquer l’histoire en quittant le pouvoir dans la dignité, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle génération pour écrire une nouvelle page du Cameroun.
Le Conseil constitutionnel, souvent accusé par l’opposition d’être acquis à la cause du régime, dispose jusqu’au 26 octobre 2025 pour proclamer les résultats officiels de la présidentielle. D’ici là, les regards restent tournés vers cette institution, perçue par beaucoup comme le dernier rempart du pouvoir en place





