Cameroun-La lettre confidentielle de Paul Biya à Buhari révélée par MEDIAPART

S E Paul BIYA

Le 7 décembre dernier, le Chef de l’Etat Paul Biya recevait en audience le haut-commissaire du Nigéria au Cameroun, S.E. Lawan Abba Gashag.

Officiellement, l’envoyé du président Buhari avait pour mission de rassurer le gouvernement camerounais du non-soutien du Nigéria aux sécessionnistes de l’Ambazonie.

Selon un article publié sur le site français Mediapart, cette audience aurait permis à Paul Biya d’envoyer un courrier confidentiel à son homologue Nigérian.

Ci-dessous un extrait de l’article publié sur le site Mediapart:

Une certaine rumeur avance l’hypothèse que le projet d’embastillement des Ambazoniens a été conclu ici. C’est en cette occasion qu’il aurait été question de faire financer la traque par M. Paul Biya, la finalité étant, peut-être, une déportation vers ce pays francophone n’ayant aucun accord d’extradition avec Abuja.

Le 7 décembre, le haut-commissaire du Nigéria au Cameroun, S.E. Lawan Abba Gashagar, est reçu au Palais de l’Unité. Il est porteur d’un « pli fermé du président Buhari ». À sa sortie d’audience, il se montre intraitable à l’égard des « sécessionnistes ».

Avec moins de succès pourtant, le diplomate nigérian avait déjà rencontré, à cet effet (fin octobre 2017), le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji. Il y aurait été orienté par le président Paul Biya. À cette époque-là, il se disait porteur de conseils du président Buhari lequel recommandait de dialoguer pour régler la crise anglophone. Manifestement, M. Paul Biya n’a pas apprécié. Dialogue est le mot qu’il détesterait le plus; « il n’a pas l’intention de se rabaisser ».

Reçu donc par M. Paul Biya le 7 décembre, le missi dominici nigérian change d’approche. À sa sortie d’audience, il dévoile aux médias le principal souci de Yaoundé à l’égard de Abuja, relatif à l’hospitalité (mal vue à Yaoundé) à l’égard des milliers de Camerounais fuyant les violences.

Le diplomate rappelle, comme argument, les accords bilatéraux historiques entre les deux pays qui permettent à tout Camerounais de séjourner légalement au Nigéria sans visa pendant trois mois. Pour M. Paul Biya, cette hospitalité est une ingérence. Selon ses supporters, « tout Camerounais qui fuit son armée et qui s’en va dans le pays voisin n’est pas Camerounais ». Pince sans rire.

Que contenait le « pli fermé » envoyé par M. Buhari début décembre? Provenait-il effectivement du président Buhari ou directement du réseau qui préparait l’abduction?

On cite, pêle-mêle, parmi les complices le gouverneur de l’État d’Abuja, Alhadji Muhammad Musa Bello. Ce dernier aurait donné un sceau officiel à l’opération officieuse. Cela rester à vérifier. Les tentacules s’étendent, raconte-t-on à Abuja, jusqu’au sein même de l’administration de l’aéroport international Nnamdi Azikiwe.

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