FECAFOOT : Une visite de chantier qui sonne faux !

Blaise Etongtek critique la visite de Samuel Eto’o sur le chantier du futur siège de la FECAFOOT, qu’il considère comme une mise en scène superficielle. Le journaliste du mazaine CFOOT note que cette obsession pour le spectacle distrait des véritables enjeux du football camerounais, tels que l’amélioration des infrastructures et la formation des jeunes talents.

Lire la sortie de Blaise Etongtek :

Depuis qu’il a pris la tête de la FECAFOOT, Samuel Eto’o nous a habitués à des séquences dignes d’un feuilleton à rebondissements. Cette fois encore, l’ancien buteur nous gratifie d’un nouvel épisode intitulé : Visite présidentielle sur un chantier en plein chantier. Lundi dernier, dans une mise en scène parfaitement orchestrée, le patron du football camerounais s’est rendu sur le site de construction du futur siège de la fédération. L’objectif ? Montrer qu’il suit de près l’évolution des travaux. Mais à y regarder de plus près, tout semble sonner faux, du décor aux acteurs en passant par leurs costumes dignes d’un défilé de mode.

D’abord, parlons de l’accoutrement. Qui, dans ce pays, va visiter un chantier avec un pantalon bien repassé, une chemise crème brodée et des chaussures qui n’ont jamais vu une goutte de poussière ? Visiblement, Samuel Eto’o et ses acolytes. Le président de la FECAFOOT semble avoir oublié que sur un chantier, il y a de la boue, des gravats, et parfois même des clous traînants au sol. À ses côtés, un autre personnage, probablement un expert en je-ne-sais-quoi, arbore un gilet brodé de dorures qui lui donne des airs de ministre en réception diplomatique. Même les autres membres de la délégation ont fait un effort pour être hors sujet : complets vestons, chaussures de ville bien cirées, et aucun casque de protection en vue. À croire que la visite s’est déroulée dans un studio de cinéma où le dress code imposé était « Élégance et distinction ».

En plus du manque flagrant d’équipement de sécurité, ce qui choque dans cette visite, c’est l’impression qu’elle sert davantage à la communication qu’à une réelle supervision des travaux. On connaît la musique : on prend quelques photos stratégiques, on affiche un air sérieux en pointant du doigt une poutre, on échange trois mots avec un ingénieur et on rentre au bureau poster les images sur les réseaux sociaux. Pendant ce temps, l’actuel siège de la FECAFOOT tombe en ruine. L’influenceur Steve Fah a d’ailleurs récemment révélé que depuis l’arrivée d’Eto’o à la présidence, pas une seule goutte de peinture n’a été appliquée sur les murs. Même les toiles d’araignées doivent avoir pris des abonnements longue durée.

Alors, on se pose la question : pourquoi cette obsession à exhiber un bâtiment en construction pendant que le siège actuel ressemble à une maison hantée ? Pourquoi investir tant d’énergie à jouer les maîtres d’ouvrage alors que le football camerounais souffre de mille et un maux ? L’état des infrastructures sportives, la gestion des sélections nationales, le conflit avec l’État sur la nomination de l’entraîneur des Lions Indomptables… Voilà des sujets qui mériteraient une attention aussi méticuleuse que celle accordée à cette visite de chantier.

En fin de compte, cette sortie ressemble à un énième coup de com’ pour tenter de redorer une image qui prend l’eau. On aurait aimé voir une FECAFOOT plus préoccupée par la formation des jeunes talents, par l’amélioration des conditions de jeu des clubs locaux, par la mise en place d’un vrai projet sportif. Mais à la place, on assiste à des séances photos savamment mises en scène. À ce rythme, autant ouvrir un compte Instagram dédié à la FECAFOOT Fashion Week. Parce que si les résultats sportifs ne suivent pas, au moins, on pourra dire que côté style, ils ne laissent rien au hasard.

 

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