Axe Douala-Bafoussam : Shanda Tomne interpelle Ndion Ngute

Dans une sortie sous la forme d’une lettre Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR) estime clairement que le Cameroun peut faire mieux en termes d’infrastructures routières, exemple pris sur l’axe Douala-Bafoussam

 Yaoundé, le 30 mai 2025

 

                                                                                               Monsieur Joseph DION NGUTE

                                                                                              Premier Ministre

 

CONTESTATION DE LA FORME ET DES FONDS

DES TRAVAUX PREVUS SUR L’AXE DOUALA – BAFOUSSAM

URGENCE D’UNE AUTOROUTE A SIX VOIES AVEC DEGAGEMENT DES DEUX CÖTES

 

 

 

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

J’ai l’honneur de vous renouveler mon soutien, ainsi que mes profonds sentiments patriotiques. Je le fais, excellence, en vous portant la voix des millions de nos compatriotes, qui sont en deuil, suite aux multiples accidents sur nos axes interurbains, particulièrement les trois axes les plus fréquentés du pays DOUALA-BAFOUSSAM, YAOUNDE-BAFOUSSAM et YAOUNDE – MAROUA.

Vous êtes sans ignorer, Monsieur le Premier ministre, ce que nous vivons en permanence sur ces axes. Le récent drame sur le premier, qui a vu un carambolage anthologique occasionner des pertes lourdes et sanglantes, en vie humaine et en matériel nous interpelle à plusieurs titres, sur la plupart de nos projets. En réalité ces accidents ne sont plus vraiment le fait des mauvais conducteurs. C’est la qualité et la forme de la route.

Aussi, l’actualité qui nous est servie sur un prêt de 175 milliards de la banque islamique de développement pour refaire l’axe Dla-Bssam, ne nous enchante pas, et pour certains, représente même une humiliation, une insulte. C’est inapproprié.

 Excellence, les deux axes cités, ne peuvent plus s’accommoder de pistes, car c’est bien une piste que l’on veut refaire. IL faut une autoroute, sinon on laisse tomber tout court. S’il faut s’endetter, il faut des vraies choses et non des bricoles dépassées que nous ne méritons plus. Ces deux axes ont besoin d’autoroutes entièrement neuves, pratiques et aux normes universelles dans les règles de l’art. Même ce que nous appelons autoroute sur l’axe Dla-Ydé, n’en n’est pas un. Il s’agit au plus d’une voie express déjà dépassée au regard du flux des véhicules sur un axe qui de plus, est international et dessert au moins quatre pays.

Allez, monsieur le Premier ministre chercher l’argent pour les autoroutes comme le font d’autres pays. La vérité c’est que nous n’avons pas besoin d’endettements pour ces travaux. Nos fonds propres, bien gérés, peuvent couvrir tout le pays d’autoroutes et relier toutes les régions par des voies à six circulations dans les deux sens. C’est déjà trop de morts comme ça, et trop de honte pour nous, patriotes attachés à la vie et à la défense de notre image.

Merci excellence, de revoir ce projet. Si nous ne pouvons pas faire une autoroute, on laisse les gens tranquilles et nous continuons à enterrer nos morts sur ces axes qui sont, je le répète, de simples pistes. Aimer son pays, c’est aussi et surtout dire la vérité sans violences ni menaces de violences. C’est la voix de millions de Camerounaises et de Camerounais. L’histoire du fameux nouveau pont sur le Wouri qui n’a résolu aucun problème avec ses ronds-points assassins, est là pour témoigner de notre égarement dans les projets. On accuse les Français, mais c’est notre faite.

 

Très hautes considérations./.

 

 

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