Par l’entremise de son avocat, Me Hippolyte BT MELI, le collectif a recensé près de 58 personnes interpellées par les forces de maintien de l’ordre devant le conseil constitutionnel.
Le communiqué du collectif Sylvain Souop
Par Me Hippolyte BT MELI
Patrouille News
Des arrestations arbitraires pour une audience publique du Conseil Constitutionnel siégeant en matière électorale au cours de laquelle le public a été invité ainsi que la presse.
Après une militarisation des carrefours de la ville, non encore levée,
Des ramassages de personnes humaines ont eu lieu dans les restaurants, dans les débits de boissons et au Supermarché U , juste aux alentours du Palais des Congrès, lieu du siège du Conseil Constitutionnel.
Les Forces armées déployées redoutant des manifestations recherchaient sans doute des personnes qui arborent les tee-shirts estampillés « NO MAKE ERREUR » et » STOP ».
La nuit du 02 au 03 août a connu elle aussi, 6 personnes arrêtées dans une imprimerie qui avait accepté la fabrique des tricots portant ce message, elles ont été conduites au Commissariat d’Efoulan.
La patrouille du Collectif Sylvain SOUOP en charge du suivi révèle qu’ elles sont libres ainsi que les 3 ramassées le 26 juillet dernier puis conduites au CC1, lors de la publication par le Conseil Électoral de sa liste de 13 candidats pour les élections présidentielles du 12 octobre prochain.
Au moment où circule sur les RS l’arrêté du 06 août 2025 de Monsieur le Préfet du Mfoundi plaçant une trentaine sous la garde du CC1,
Il a été donné de recenser :
39 personnes ramassées détenues depuis lundi au CC1,
29 personnes à la Légion de Gendarmerie parmi lesquelles 8 femmes.
Soit au total 58 personnes qui n’ont plus la maîtrise de leur corps et ne sont pas conduites devant un juge.
Aucun des responsables de ces unités de conservation desdites personnes n’a pu être rencontré depuis hier malgré les efforts fournis par les avocats membres du Collectif.
Quelques unes ont fait l’objet d’audition pour des allégations d’infractions de rébellion, attroupement, incitation à la révolte selon leurs dires.
Des procédures d’Habeas Corpus sont envisagées mais celle de Christian Rodrigue Mopouong aujourd’hui incarcéré à Kondengui sans inculpation préalable est pendante sans fixation de date d’audience.
Elle fait penser aux entraves inexplicables qui limitent l’accès à ce juge dont la compétence pour faire cesser de tels abus ne se discute pas.
ce 07 août 2025, sera rendu publique la liste et l’opinion sera informée des suites.
P/ le Collectif Sylvain SOUOP
Me Hippolyte BT MELI





