Dans cette sortie, le journaliste lance un véritable cri d’alerte face à la situation et estime que le Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) devrait prendre la situation au sérieux et trouver des mesures.
« Le problème du poisson pourri au Cameroun n’est plus un incident isolé. C’est un système. Un système où la négligence, l’opportunisme et l’absence de rigueur transforment un aliment de base en menace directe pour la santé publique. Les alertes se répètent, les scandales aussi — sans que cela ne provoque de rupture réelle. Des tonnes de poissons impropres à la consommation circulent régulièrement sur les marchés. Des saisies ont été opérées, notamment dans des poissonneries. En 2022, à Obala, plusieurs tonnes de produits avariés ont été retirées. Mais ces opérations, aussi spectaculaires soient-elles, ne changent rien au fond : elles révèlent un problème massif, installé, et surtout toléré.Il faut être clair : tant que vendre du poisson pourri restera plus rentable que respecter les normes, rien ne changera. Tant que les sanctions seront faibles ou inconstantes, les pratiques persisteront. Et tant que la responsabilité ne sera pas systématiquement engagée, les consommateurs resteront les victimes silencieuses de cette chaîne défaillante »





