La nomination ce mardi des membres du Conseil d’administration de la SOCADEL soulève une vague d’indignation. Dans une tribune libre, l’avocat et défenseur des droits humains, Me Nkongho Felix Agbor « Balla », fustige l’absence de ressortissants anglophones dans cette nouvelle instance stratégique. Invoquant l’équilibre constitutionnel et la justice sociale, il appelle à une correction urgente pour préserver l’unité et la cohésion du pays.
« Le décret présidentiel du 4 mai 2026, pris dans le cadre de la restructuration du secteur de l’électricité et portant création de la SOCADEL, ainsi que la nomination des membres de son Conseil d’Administration, suscite une vive préoccupation.
Comment expliquer qu’aucun anglophone n’y soit représenté ?
Ce constat ne peut être perçu comme un simple oubli. Il traduit un problème récurrent lié à la représentativité et à l’équilibre dans les institutions nationales.
Le Cameroun est né de la réunion de deux peuples, aujourd’hui désignés comme anglophones et francophones, historiquement connus sous les appellations de Cameroun occidental et Cameroun oriental. Cette réalité impose une exigence claire : une représentation équitable dans la gestion des affaires publiques.
L’absence d’anglophones dans une instance aussi stratégique envoie un signal préoccupant, susceptible d’affaiblir la confiance et le sentiment d’inclusion nationale.
À l’heure où le Conseil d’Administration doit désigner son Président et nommer son Directeur Général et son Directeur Général Adjoint, il existe encore une opportunité de corriger ce déséquilibre.
J’exprime, à ce titre, une profonde déception face au silence de nombreux responsables, alors même que ces enjeux touchent directement à la cohésion nationale et à l’équité.
Il est impératif que la question de la représentation soit prise au sérieux, dans l’intérêt de l’unité, de la stabilité et de la justice.
Quelque chose doit changer.
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Nkongho Felix A
gbor “Agbor Balla”»




