Le délibéré sur l’accès complet au dossier de procédure dans l’affaire Martinez Zogo est reporté au 9 juillet prochain. La Cour suprême, invoquant l’absence de son président de chambre, repousse une décision cruciale pour la partie civile, qui réclame la reproduction intégrale des pièces pour garantir l’équité des débats dans ce procès sous haute tension.
L’attente se prolonge pour toutes les parties engagées dans l’affaire Martinez Zogo. Alors que l’opinion publique camerounaise reste en alerte, la plus haute juridiction de l’État a dû marquer un coup d’arrêt purement technique, reportant sa décision au 9 juillet faute de président de chambre disponible. Ce délibéré est pourtant essentiel : il doit trancher sur le pourvoi en cassation formé par la partie civile contre l’arrêt de la Cour d’appel du Centre, qui lui refusait jusqu’ici l’accès total au dossier de procédure.
Depuis l’ouverture des débats au Tribunal militaire de Yaoundé, cet accès aux pièces est devenu un point de crispation majeur. Si la défense et la partie civile s’étaient accordées sur la nécessité d’obtenir des copies pour préparer leurs arguments, le Parquet s’y était opposé, obtenant une fin de non-recevoir initiale des juges militaires. Face à ce verrouillage, les avocats de la partie civile ont multiplié les recours, faisant de cette bataille procédurale le cœur d’une stratégie visant à garantir la manifestation de la vérité.
Pendant que la Cour suprême suspend son jugement sur ce dossier, le paysage judiciaire reste saturé de fronts ouverts. La Cour d’appel du Centre continue d’examiner deux autres volets brûlants : une demande de complément d’information suite aux auditions de Thomas Alain Bodo Ndima, ainsi que les requêtes de mise en liberté provisoire déposées par la défense, notamment pour Jean-Pierre Amougou Belinga, Heudji Serges et Saiwang Yves.
Ces recours en cascade, qui ralentissent le dénouement sur le fond, illustrent la complexité d’une affaire où chaque acte de procédure est désormais une bataille acharnée. En reportant sa décision, la Cour suprême maintient les différentes parties dans une expectative forcée, confirmant que le chemin vers la vérité dans l’affaire Martinez Zogo reste semé d’embûches techniques et procédurales.





