Face à une explosion suspecte du nombre d’ayants droit, le gouvernement lance un audit rigoureux sur les allocations familiales des fonctionnaires. Le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze, pointe du doigt des chiffres aberrants et soupçonne la présence massive d’enfants fictifs dans les fichiers de l’État, une pratique qui pèse lourdement sur les caisses publiques et nécessite un assainissement immédiat.
L’alerte a été donnée par le ministère des Finances, confronté à des statistiques difficiles à justifier. En moins de deux ans, le nombre d’enfants déclarés par les agents de l’État a connu une hausse spectaculaire de 55 %, passant de 594 728 en juin 2024 à 923 307 en mars 2026. Une croissance démographique au sein de la fonction publique qui laisse perplexe, y compris au sein de l’exécutif.
Le ministre Louis-Paul Motaze a exprimé son scepticisme face à ces données : « C’est dire que nous faisons un peu trop d’enfants. J’aimerais savoir comment fait ». L’inquiétude est d’autant plus vive que certains dossiers individuels défient la logique : « Il n’est pas rare de voir dans les fichiers des agents de l’État de moins de 35 ans avec 9 enfants à eux seuls », souligne un analyste du secteur.
En réaction, le Premier ministre a donné son feu vert pour la mise en place d’un comité interministériel. Cette structure aura pour mission d’auditer en profondeur le système de versement des allocations familiales. L’objectif est clair : mettre fin aux irrégularités et débusquer les bénéficiaires indus qui profitent de failles dans la gestion administrative.
Ce contrôle s’inscrit dans une volonté plus large du gouvernement d’assainir les dépenses de personnel. Si la protection sociale des fonctionnaires reste une priorité, l’État semble déterminé à ne plus cautionner des pratiques qui s’apparentent à un détournement de fonds publics. La transparence, désormais au cœur de cette opération, sera le seul juge de la sincérité des déclarations des agents concernés.





