Un transfert judiciaire a tourné à la confusion totale entre Bafoussam et Foumbot. Deux détenus, dont un condamné pour vol à main armée, ont pris la clé des champs dans des circonstances troublantes. Alors que les forces de sécurité quadrillent la région, le récit de l’agent resté sur place, évoquant une mystérieuse « poudre noire », alimente toutes les interrogations sur d’éventuelles complicités.
Le trajet entre le tribunal militaire de Bafoussam et la prison de Foumbot devait être une simple formalité administrative. Il s’est transformé en un véritable casse-tête pour l’administration pénitentiaire. Mbah Denis, condamné à deux ans pour tentative de vol, et Tchato Loïc, lourdement condamné à sept ans pour vol à main armée, ont profité d’un arrêt technique pour s’évaporer dans la nature.
Selon les éléments préliminaires, le scénario de cette évasion interroge. Alors que le conducteur du véhicule pénitentiaire s’était brièvement absenté pour s’approvisionner en carburant, la garde des détenus a été laissée à un seul agent. Ce dernier soutient avoir été neutralisé par une « poudre noire » aux effets désorientants, le rendant incapable d’intervenir ou de détailler la fuite des deux hommes.
Une version des faits que les autorités locales accueillent avec une extrême prudence. Si une vaste opération de ratissage est en cours dans la région de l’Ouest pour rattraper les fugitifs, l’administration cherche surtout à déterminer s’il s’agit d’une évasion opportuniste ou d’une opération minutieusement préparée avec des complicités internes.
Cette affaire souligne, une fois de plus, les défis sécuritaires liés au transfert des détenus dans un contexte où la vigilance est censée être de mise. Alors que les recherches se poursuivent, l’enquête administrative devra lever le voile sur les zones d’ombre de cet incident, afin d’établir les responsabilités et de restaurer la confiance autour du dispositif de transfert des condamnés.





