Un débit de boisson du quartier Back PMI à Nkwen, dans l’arrondissement de Bamenda IIIe, a été la cible d’une incursion armée le 14 septembre 2026. Attribué à des terroristes, le raid a coûté la vie à trois civils et fait quatre blessés graves. Les autorités appellent à la vigilance en cette période de rentrée scolaire.
La violence aveugle a une fois de plus frappé la région du Nord-Ouest. Ce lundi 14 septembre 2026, la ville de Bamenda s’est réveillée dans l’effroi après une attaque armée perpétrée en plein jour, replongeant les populations civiles dans le traumatisme des violences récurrentes.
Il est environ 15 heures lorsque le calme du quartier Back PMI, à Bayelle/Nkwen, vole en éclats. Des individus armés, identifiés par les autorités comme des terroristes, font irruption de manière brusque dans un établissement de la place. Ne laissant aucune chance aux clients présents, ils ouvrent le feu, semant la panique générale.
Le bilan humain est lourd. Trois jeunes civils ont succombé à leurs blessures sur les lieux : Bana Emile, 27 ans, Verla Fabrice, 23 ans, et Bomnuy Albertine, 20 ans. Leurs dépouilles ont été transférées et conservées à la morgue de l’Hôpital régional de Bamenda.
Quatre autres personnes, dont les âges varient entre 28 et 39 ans, ont également été atteintes par des projectiles. Après une première prise en charge médicale d’urgence au centre de santé PMI/Nkwen, elles ont été acheminées vers le même hôpital régional pour recevoir des soins appropriés.
La réaction ferme des autorités administratives
Sitôt informées, les autorités locales ont réagi avec fermeté. Simon Emile Mooh, préfet du département de la Mezam, est monté au créneau pour condamner avec la dernière énergie cette agression lâche et abjecte. L’autorité administrative a indiqué avoir prescrit des instructions strictes aux forces de défense et de sécurité afin que les auteurs de ce carnage soient traqués et traduits devant les tribunaux pour répondre de leurs actes.
Cette incursion tragique intervient dans un contexte délicat marqué par le démarrage effectif de la rentrée scolaire. Alors que les familles s’efforcent de reprendre le cours normal de leur vie et d’envoyer les enfants à l’école, ce drame rappelle la fragilité de la situation sécuritaire locale. Face à ce péril persistant, l’administration réitère son appel à un renforcement de la collaboration entre les citoyens et les forces de défense et de sécurité, seule alternative pour préserver durablement la paix et la cohésion sociale dans la région.





