À neuf jours de sa convention nationale prévue le 17 octobre 2026 à Odza, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) tangue. Entre contestations de la procédure post-démission de Maurice Kamto, fronde des délégués du Grand-Nord et appel au calme de la direction, le parti fait face à un test crucial pour sa cohésion.
À Yaoundé, les compteurs s’affolent à l’approche d’un rendez-vous décisif. À neuf jours de la convention du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), prévue le 17 octobre à Odza, les préparatifs officiels se poursuivent sur fond de vives contestations internes.
Une direction droit dans ses bottes, face aux recours administratifs
Face au vent de fronde, la direction du parti maintient fermement le cap. Dans un communiqué publié le 8 octobre, elle rappelle avoir déclaré l’événement dès le 23 septembre et obtenu, cinq jours plus tard, le récépissé du sous-préfet de Yaoundé IV, validant ainsi ses démarches administratives.
Mais ces arguments ne suffisent pas à dissiper les doutes. Le 7 octobre, Cyrille Edou, militant de la fédération communale de Sangmélima, a saisi le sous-préfet pour contester la régularité de la convention. S’appuyant sur l’article 17 des statuts et l’article 68 du règlement intérieur, il soutient que la démission de Maurice Kamto de la présidence du parti aurait dû enclencher une procédure distincte, assortie de délais stricts.
Le Grand-Nord s’invite dans la crise
Autre point de friction majeur : la fracture géographique et la question de la représentativité. Dans une déclaration datée du 2 octobre, des représentants de Maroua ont annoncé leur décision de ne pas prendre part aux assises d’Odza. Ils déplorent des modalités d’accréditation et de participation qu’ils jugent inéquitables pour leur zone.
Pour tenter de recoller les morceaux, le Comité des sages a publié un document le même jour, invitant l’ensemble des délégués à honorer le rendez-vous de leur présence et à s’exprimer en leur âme et conscience.
Le 17 octobre prochain à Odza, la convention se tiendra donc au cœur d’un paysage politique traversé par de profonds désaccords. Au-delà du choix des nouveaux responsables, ce sommet constituera un examen de passage périlleux, mesurant la capacité réelle du MRC à préserver son ossature et son unité après le départ de Maurice Kamto.





