L’historien camerounais qui a été interrogé par Rfi sur l’exclusion de Maurice Kamto à l’élection présidentielle d’octobre prochain pense que e véritable souci c’est le fait qu’ : « il faut changer de Code électoral… »
Il estime d’ailleurs qu’ « Ils auraient trouvé sans doute d’autres motifs pour l’éliminer. Je suggérais tout à l’heure que l’on prête attention aux questions structurelles, aux facteurs lourds. Un de ces facteurs lourds, c’est que le code électoral camerounais fonctionne à la manière d’une machine de sélection, d’élimination. Il faut changer de code électoral. Il faut s’attaquer à ces questions de fond. Il faut s’attaquer à la question du tribalisme, en particulier la peur des Bamileké. Il faut dire les choses comme elles sont. Je crois que l’obsession, la fixation anti-Bamileké instrumentalisée est devenue une technologie de pouvoir, explique bien davantage l’éviction du professeur Kamto que toutes ces histoires, disons, tactico-tactiques, c’est du moins mon point de vue ».
Pour lui: « Il y a une instrumentalisation des facteurs ethniques et régionaux et une fixation dans le sens psychanalytique, d’ailleurs pas seulement à l’intérieur du pouvoir, mais aussi au sein de la société camerounaise, il y a une fixation anti-Bamileké, un investissement d’une énergie excessive dans ce mauvais objet ».





